PREMIÈRE PARTIE
lesquelles y sont appliquées avec une entière rigueur. Ces lois reposent elles-mêmes sur la division des lettres en sourdes, agôsâs, et en sonores, gôiinas, sur la formation des diphthongues et sur les règles du guna et de la vriddi.
1° On appelle sonores les lettres qui rendent un son par elles-mêmes. Ce sont les voyelles d’abord; puis, parmi les consonnes, celles qui, émises sans le secours d’une voyelle, peuvent laisser néanmoins, scion les Indiens, entendre une sorte de son intérieur et nasal ; par exemple b, m, etc. Les autres articulations (comme p, t, etc.) leur semblent absolument sourdes. On voit que la famille des sourdes comprend les fortes des cinq ordres, leurs aspirées-, et les trois sifflantes. Toutes les autres lettres, consonnes et voyelles, sont réputées sonores.
Sourdes.
* et
Sonores.
g g f 3 3 » d d n ddn b ti m; etc.
2° Le guna tjttj, (mot qui signifie qualité, qualification ) est une augmentation du premier degré, subie par une voyelle; c’est-à-dire que, si devant une voyelle on place un a bref et que l’on opère la contraction, on obtient un son composé qui est le guna de cette voyelle. La vp/di • est produite par un second a placé devant le guna et contracté avec lui.
DES LETTRES
Guna.
Vriddbi.
Guna.
Vridilbi.
al
âl
in
n, it
jt
Vf)
so
ar
âr
Nota. Le guna et la vrdâi des voyelles r, l (ar, âr, al, â!) peuvent subir une transposition de lettres et devenir ra, râ, la, là, si le mot devait présenter un trop grand concours de consonnes. Ex. : drastum, voir, au lieu de darstum (rac. drç) ; asrâxam, j’ai créé, au lieu de asârxam (rac. sfj). La langue grecque offre un grand nombre d’exemples de gounas et de vriddhis (Vov. Supp.}^