‹ Methode Pour Etudier la Langue SanscriteChapitre 37 sur 60 · MASCULIN ET FÉMININ · texte numérisé non relu

MASCULIN ET FÉMININ

NEUTRE

SÎQg.

plur.

duel.

siug.

plur.

duel.

as

Acc.

am

as

Acc.

Ins.

Bis

B y dm

1ns.

Bis

Byâm

Dat.

B y as

Byâm

Dat.

Byas

Byâm

Ab.

as

byas

Byâm

Ab.

as

Byas

Byâm

Gén.

as

dm

Gén.

as

dm

ôs -

Loc.

su

Loc.

su

La sixième déclinaison est donc régulière quant aux terminaisons. Mais pour unir ces désinences à la racine, il faut distinguer trois classes de mots :

1° Ceux dont le thème est unique. Ex. : fèjC, vid, qui • sait ; ïTsT , Bvj, <l ui mange.

2° Ceux qui ont deux thèmes. Ex. : rTÇr^, tudat, ou , tudant, qui frappe; de tud (lat. tunderé).

3° Ceux qui en ont trois. Ex. : ïïcfte, pratîc; ïmiq , pratyac; pratyanc, occidental.

§ 42. Première Classe. — thème unique.

Les thèmes uniques se déclinent conformément au

tableau ci-dessus, en suivant les lois de l’euphonie.

CG

SECONDE PARTIE

f. yud, combat.

SINGULIER

PLURIEL

DUEL

yut

yudas

yudæ

Acc.

yudam

Ins.

yudtiis

yudüydm

Ins.

yudâ

D. Ab.

yudüyas

G. Loc.

yudûs

yuâê

Gén.

yudâm

Ab. G.

yudas

Loc.

yutsu

Loc.

yndi

§ 43. Remarques. 1° Les racines en n, à la fin des composés, font le féminin en î, qui se décline sur nadi (3° décl.)

2° Les désidératifs en x (vivix, qui désire entrer) , venant d’une forme primitive en çs, et non en kè, rejettent cet s devant les consonnes des flexions et se déclinent comme les thèmes en e, en suivant pour cette finale les lois d’euphonie (1); l’x ne persiste donc que devant les voyelles des flexions. Du reste, la déclinaison est régulière : ferrer, viviti vivitsu; vividüis;

, vivixam, etc.

3° Les thèmes finissant par deux consonnes dont la première est une nasale autre que n, perdent la finale et changent leur nasale en n. Ex. : i^osi , k'anj, qui s’agite

(1) Voyez § 17, 4 # . — Voyez aussi § 21 , 3 e alinéa.

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DES NOMS

(employé à la fin des composés) ; nom., voc. Han, instr. HanBis, loc. Hanêu (ou Hantsu).

§ 44. Seconde Classe. — thèmes doubles.

Cette classe comprend les noms dont le thème a deux formes : l’une forte ou nasale, l’autre faible. Cette différence entraîne la division des cas en deux classes : les cas foi'ts, qui se tirent du thème fort, et les cas faibles, qui se tirent du thème faible.

Les cas forts sont le nom., le voc., l’acc. du singulier et du duel, le nom. et le voc. du pluriel ; c’est-à-dire, en somme, tous les cas directs, excepté l’acc. pluriel. Tous les cas obliques et l’acc. plur. sont réputés faibles.

Th. fort, tudant ; th. faible tudat, qui frappe.

SINGULIER

PLURIEL

DUEL

tudan

tudantas

ludantæ

Acc.

tudantam

Acc.

tudatas

tudadbyâm

Ins.

tudalâ

Ins.

tudadSis

tudatôs

Dat.

tudatê

D. Ab.

ludadByas

Ab. G.

tudatas

Gén.

tudatâm

Loc.

tudati

Loc.

tudatsu

SECONDE PARTIE

S 45. Troisième Classe. — thèmes triples.

L’existence de trois thèmes différents pour un même nom entraîne la subdivision des cas faibles en deux séries; à savoir: les cas faibles proprement dits, où la flexion commence par une consonne, et les cas trèsfaibles, où la flexion commence par une voyelle.

ticUfet UrÙ^I

Th. fort, pralyanc, occidental; th. faible, pratyac ;

HrfNr

Th. très-faible, pratic.

SINGULIER

PLURIEL

DUEL

BcWîT

!RÏÏÎ

pratyay

pratyancas

pratyancio

Acc.

pratyancam

Acc.

pratîcas

pratyagüyâm

Ins.

pratîcâ

Ins.

pralyagUis

pratiéôs

Dat.

praticê

pra/yagüyas

pralîcas

Gén.

praticâm

Loc.

pratlci

Loc.

pratyaxu

§ 46. Remarques. Le nombre des mots qui présentent un triple thème est très-borné; mais il n’en est pas de môme des thèmes doubles.

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DES NOMS

1° at ; mat; gH , vat (thème fort, ant, niant (t),

vant). Ces suffixes perdent le t au nom. et au voc. singulier, suivant la règle d’euphonie. En outre, niant et vant allongent l’a au nomin. singulier : çrimân,

heureux, et non çriman.

Le féminin ( çrîmatî ) se tire du thème faible; il se décline sur nadi. Il en est de même du neutre, excepté au nom., au voc. et à l’acc. du pluriel.

Quand les participes présents (dont le suffixe est at) ont le redoublement verbal de la première syllabe, ils tirent tous leurs cas de la forme faible du thème, çt, dâ, donner : TJ^r{ , dadat, donnant, et non dadan ; plur. dadatas ; duel, dadatæ; fém. sing. dadatî.

2° PT , in; fPT , min; faR , vin. Ces suffixes se décli-

nent régulièrement, et forment leur féminin par l’addition

de t. , danin, riche : âaninî.

3°5^T, an; tr, man ; qrr , van. Ces suffixes allongent l’a aux cas forts du masculin (excepté au voc. sing.), aux cas très-faibles, et devant la flexion î du féminin et du duel neutre. Ils rejettent cette voyelle, si elle n’est précédée que d’une seule consonne; ils la gardent, s’il y en a deux. Dâvan, donnant : instr. ddvnâ; yajwan, sacrifiant : yajwanâ. Pourtant, au locatif, on dit

également dâvni et dâvani ( 2).

(1) Ce mot est aujourd’hui bien reconnaissable encore dans le menti persan, qui toutefois procède du zend.

(2) Voyez § 1 12.

SECONDE PARTIE

4 ° 577 , os. Les thèmes en as sont réguliers. Seulement au nom. masc. et féra. ils allongent l’a : f. apsarâs, nymphe céleste. Au neutre, ils restent brefs : vacas, discours.

5° ^7^, 377/ ù, us, sont des suffixes neutres et réguliers.

6° ^777^, iyus, suffixe de quelques comparatifs, tire ses cas forts de îyans. Il allonge l’a, excepté au voc. sing. ; et la nasale qui subsiste après le retranchement de l’s, est toujours Yn dental : 37777 ^, çrêyas, meilleur, fait donc au nominatif çrêyân.

7° ^7^, vas, suffixe du participe passé, tire ses cas forts de vans, et suit exactement la règle précédente. Dans les cas très-faibles, vas se change en ô 7 T , us, dont IV devient s par euphonie. Les cas faibles se tirent de val. Le thème «05 ne produit donc, après tout, que le nom., le voc. et l’acc. singulier neutre. , rurudvas, ayant pleuré;

nom. rurudvân, inst. n/rudvadüis, gén. rurudusâm, etc.

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