‹ Methode Pour Etudier la Langue SanscriteChapitre 50 sur 60 · TEMPS SECONDAIRES · texte numérisé non relu

TEMPS SECONDAIRES

Présent.

Imparfait.

Futurs.

{Conditionnel.

(Aoristes.

Parfait.

Plus-que-parfait.

DES VERBES

§ 70. Modes. 11 y a trois modes : l’Indicatif, qui se rencontre à tous les temps; l’Impératif, qui n'existe qu’à un seul; l’Optatif, qui présente de grandes analogies avec le Subjonctif latin, et que l’on rencontre seulement au présent et à l’aoriste premier.

Pour ce qui est des Participes, du Gérondif et de l’Infinitif, ce sont en sanscrit de véritables noms. Nous en parlerons ci-après.

§ 71. Augment et Redoublement. Les temps secondaires sont caractérisés par l’augraent, lequel consiste dans la lettre 3 j, a, placée au commencement du mot; l’augment, en sanscrit comme en grec, « ne sort pas de î indicatif. » Si le verbe commence par une voyelle, l’augment, d’après les règles d’euphonie, peut se combiner avec elle ; on retrouve donc ici un augment temporel et un augment syllabique.

Quant au redoublement, il signale le parfait et le plusque-parfait ; mais de plus, en sanscrit, comme en grec, certains verbes ont un redoublement à d’autres temps : Ex. : dâ, donner: dadâmi, je donne ; ,

adadâm, je donnais. (Voyez § 1 18.)

11 consiste à répéter la première syllabe de la racine, soit intégralement, soit abrégée, soit modifiée suivant certaines règles euphoniques, dont voici les plus générales ;

§ 72. 1° Si la première syllabe commence par une seule consonne, on répète celle-ci avec sa voyelle (abrégée quand elle est longue). Car, aller: èaedra, je suis allé.

SECONDE PARTIE

2° Si le mot commence par deux ou plusieurs consonnes, on ne répète que la première, modifiée au besoin suivant les règles 4 et 5. Grah, prendre : jagrâha, j’ai pris.

3° Si la première des deux consonnes est une sifflante, c’est la seconde que l’on redouble ; — slâ, être debout : tisïâmi, je sais deboat ; — sauf le cas où cette seconde consonne est une semivoyelle ou une nasale; car alors c’est la sifflante initiale que l’on répète. Ç ru, écouter : çaçrâva, j’ai éooaté. Smr, se souvenir : sasmâra, je me suis souvenu.

4° A la place d’une aspirée, on met la douce correspondante : sourde pour sourde, sonore pour sonore. Dâ, placer ; daddmi, je place ; xiünui.

5° Si la consonne à répéter est une gutturale, on la remplace par sa palatale non aspirée ; c’est-à-dire k ou k par ç, et y ou g par j (1). Exemple : Kâç, briller; cakdça, il a brillé. H se remplace aussi par j. Ex. : has, rire; j'ahâsa, j’ai ri.

§ 73. Flexions graves et légères. — Pour bien comprendre le mécanisme de la conjugaison sanscrite, il faut savoir distinguer les terminaisons graves et les terminaisons légères. Ces dernières ont ou moins de lettres, ou des lettres plus brèves et moins sonores que les premières. Ainsi, nu, si, ti, sont des flexions légères ; tam, tâm, syam,

(I) Ce genre de substitution repose sur des analogies qui se montrent aussi en italien : ca, tchè, tchi, co, cou; ga, dgé, dgi, go, gou.

DES VERBES

sont graves. — La même distinction doit être faite entre les formes du radical. Âpnô, dans âpnômi, est la forme grave, — âpnu, dans âpnumas, est la forme légère, — du radical âpnu (rac. dp), acquérir.

IMPARFAIT

SECONDE PARTIE

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