‹ Methode Pour Etudier la Langue SanscriteChapitre 49 sur 60 · TROISIÈME SECTION · texte numérisé non relu

TROISIÈME SECTION

Des verbe».

S 65. Les racines qui servent à former les substantifs et les adjectifs, forment aussi des verbes, au moyen de suffixes ou de flexions particulières. Tous les verbes, en effet, contiennent, avec l’idée de l’existence, celle d’un attribut, c’est-à-dire d’un mot déclinable; et c’est la racine, le ddtn, qui exprime cette dernière idée. Car, nous le répétons, une racine n’est proprement ni verbale, ni nominale, étant par elle-même indépendante de toute flexion déterminée. Il ne faut pas même excepter de cette loi le verbe substantif, puisque sa racine forme, elle aussi, des noms, des adjectifs, et d’autres mots, qui contiennent, comme lui, la notion d existence.

§ 66. Voix. Les verbes sanscrit^ ont trois voix : l’actif, le moyen, le passif.

La forme active, y j 4^, parasmæpadam (trans-itio,

aliis itio), est ou transitive ou neutre; elle n’est jamais passive. La forme moyenne, . âtmanêpadam .

{sibi ipsi itio), ordinairement transitive ou neutre, prête une partie de ses temps au passif, et de plus, elle a

SECONDE PARTIE

quelquefois un sens réfléchi. Quant à la forme passive, elle exprime uniquement le passif. Du reste, il est rare que l’actif et le moyen soient à la fois en usage pour le même verbe, car ces deux formes diffèrent habituellement peu de signification.

Les verbes transitifs gouvernent l’accusatif; les autres exigent, suivant leur sens, quelqu’un des autres cas.

§ 67. Nombres. Il y a trois nombres pour les verbes, comme pour les noms. Leur emploi juste est de rigueur; ils ne peuvent se suppléer.

§ 68. Personnes. Il y a trois personnes pour chaque nombre; et cela, au duel; comme au pluriel, à l’impératif comme aux autres modes. Les lacunes du grec et du latin ne se manifestent pas ici. Aucun signe particulier n’exprime le genre des personnes.

§ 69. Temps. Il y a neuf temps, que nous diviserons en temps principaux et en temps secondaires.

Les temps principaux se ressemblent surtout par leurs flexions; ils diffèrent par leurs suffixes. Les mêmes analogies ont lieu entre les temps secondaires; et de plus, les temps secondaires ont les mêmes suffixes que leurs

temps principaux.

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