‹ Methode Pour Etudier la Langue SanscriteChapitre 55 sur 60 · ANALYSE DES TERMINAISONS VERBALES · texte numérisé non relu

ANALYSE DES TERMINAISONS VERBALES

Plusieurs temps finissent par les mêmes lettres ou par les mêmes syllabes, en sorte que les flexions peuvent être ramenées à un petit nombre d’éléments ou de types primitifs.

I. Le Présent est une forme simple, constituée par le radical et par une terminaison dans laquelle on peut reconnaître encore les lettres fondamentales des pronoms personnels. Ce temps doit être considéré comme le type des temps principaux. Il a pour flexions : au singulier, fa, fa, fa, mi, si, ti ; au pluriel, f^cT, mas, (a,

nti ; au duel, , EFT . rT^, vas, las, las.

A ce type on peut rapporter le futur dit second, dont il eût été plus naturel de faire le premier, car il est la vraie forme verbale du futur. Il ne consiste, en effet, que dans la répétition du présent (mi, si, ti), augmenté du suffixe caractéristique fa, si : — syâmi, syasi, etc.

Quant au futur nommé premier, c’est un mol composé, et non une simple formation verbale ; il contient, non pas la racine du verbe, plus ou moins modifiée, mais un vrai substantif en tf, au nominatif (ayant le sens de participe futur), puis le présent du verbe asmi, je sais. Dâ, mettre (Sx, Sri, dans -viSnyi) : futur premier, mnifa+t , àâ~ tâsrni, composé de data et de asmi (latin daturus sum). Quant aux troisièmes personnes, elles ne sont que les trois nominatifs de dâtf : Sing. dâtâ, PI. üâlâras, D. dâtâroo.

DES VERBES

Ce futur revient donc de lui-même au présent du verbe

asmi.

Nota. L’a qui, dans les tableaux de xipâmi, précède les terminaisons, n’appartient réellement pas à celles-ci et n’est qu’une voyelle formative comme l’a d’am-a-re, l’e de mon-*-re, etc. (1). Au futur premier, il appartient à la racine as du verbe asmi et au substantif en tf. L’t de plusieurs personnes du parfait est également une lettre de liaison, qui disparaît même dans certains verbes. Ci, rassembler : cicéïa, ou cicayita, ftWfqy , tu as ras-

semblé.

II. L’aoriste second est le type des temps secondaires. Si l’on tient compte de la note ci-dessus, on voit que sa forme simple est la seconde : cf^, m, s, t ; v[, fT, ^ »

ma, ta, n (us); ëT, FTT^, va, tam, tâm. Celle de l’aoriste asrpam est la même, précédée seulement de 1 a euphonique, sans lequel le mot ne pourrait être prononcé. En grec aussi, les racines qui finissent par une consonne ont l’aoriste second en ov : ëov; mais celles qui fi-

nissent par une voyelle n’ont pas l’o : «pw. On voit même que dans lipu, il n’y a que la racine nue et l’augment, lequel encore manque parfois dans les poètes.

L’imparfait offre les mêmes terminaisons que l’aoriste second, dont il ne se distingue pas toujours. Ressemblance de plus avec le grec.

Le plus-que-parfait présente aussi les mêmes flexions ;

(1) Voy. § 94, les radicaux en a.

SECONDE PARTIE

mais le redoublement empêche qu’on ne le prenne pour un autre temps.

L’aoriste premier, en sanscrit comme en grec, est caractérisé par s, que nous avons déjà vu figurer au futur second. Dans le tableau de xipâmi, on a vu la forme la plus usitée de ce temps ; mais comme il en existe trois autres, nous allons donner ici le tableau complet des quatre formes (t).

aoriste i".

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