IMPÉRATIF
OPTATIF.
INDICATIF
S. yê
S. yæ
S. yêya
S. yê
yasê
yaswa
yêïds
yalds
yatê
yatâm
yêta
yata
P. yâmahê
P. yâmahæ
P. yêmahi
P. yâmahi
yadioê
yadwam
yêdivam
fa
CA
yadwam
PU
yantê
yantâm
yêran
PU
yanta
D. yâvahê
D. yûvahæ
D. yêvahi
yêïê
yêïâm
yêyâïâm
yê'tâm
yêlê
yêtâm
yêxjâtâm
yêtâm
La lettre y caractérise si bien la conjugaison passive, qu’insérée dans le verbe avant une des formes de l’actif, elle suffît pour donner à celle-ci un sens passif , adrçyat, il était vu, pour adfçyata. Des
exemples de ce genre ne sont pas rares dans les auteurs (i).
(I) La syllabe TJ, ya, du passif, semble tirer son origine du verbe i, aller 3 car le passif est souvent exprimé par circonlocution au moyen de ce verbe et d’un substantif. Ex. : grahanam yayso ( capturant ivit), il fut pris. Celte conjecture est fortement appuyée par l’examen de l’une des formes de l’infinitif passif latin : amatum iri.
DES VERBES
MI
Tous les temps et les modes, hormis le présent et l’imparfait, ont les mêmes flexions au passif et au moyen. Exceptez la troisième pers. sing. de l’aoriste, qui, au lieu de finir par un t, se termine par un i : axæpi,
de xip ; amâni, de mon ; asâvi, de su.
On peut remarquer, d’après ces exemples, qu’à cette troisième personne de l’aoriste passif, la racine reçoit la vriddhi. Dans d’autres cas, cependant, elle ne prend que le gouna : abôdi, de bud. De plus, si elle finit par â ou par une diphthongue à laquelle se substitue â, alors, entre cette voyelle et la flexion i, vient s’intercaler euphoniquement un y. que l’on peut considérer comme le y de la voix passive. Ex. : dû, donner : adâyi. Cette insertion du y s’observe dans d’autres cas encore, et se trouve généralement appelée par la rencontre d’une voyelle radicale avec un? de la terminaison, cas où l’on doit empêcher la formation d’une diphthongue. Ex. :dâyitâhê, futur premier de dâ. je serai donné; mot formé de ahê et de dâyitf, dans lequel se trouve la rac. dâ, le suffixe tf, la voyelle de liaison i, et le y intercalé pour empêcher la contraction de â et de i.