‹ Methode Pour Etudier la Langue SanscriteChapitre 58 sur 60 · IMPÉRATIF · texte numérisé non relu

IMPÉRATIF

OPTATIF.

INDICATIF

S. yê

S. yæ

S. yêya

S. yê

yasê

yaswa

yêïds

yalds

yatê

yatâm

yêta

yata

P. yâmahê

P. yâmahæ

P. yêmahi

P. yâmahi

yadioê

yadwam

yêdivam

fa

CA

yadwam

PU

yantê

yantâm

yêran

PU

yanta

D. yâvahê

D. yûvahæ

D. yêvahi

yêïê

yêïâm

yêyâïâm

yê'tâm

yêlê

yêtâm

yêxjâtâm

yêtâm

La lettre y caractérise si bien la conjugaison passive, qu’insérée dans le verbe avant une des formes de l’actif, elle suffît pour donner à celle-ci un sens passif , adrçyat, il était vu, pour adfçyata. Des

exemples de ce genre ne sont pas rares dans les auteurs (i).

(I) La syllabe TJ, ya, du passif, semble tirer son origine du verbe i, aller 3 car le passif est souvent exprimé par circonlocution au moyen de ce verbe et d’un substantif. Ex. : grahanam yayso ( capturant ivit), il fut pris. Celte conjecture est fortement appuyée par l’examen de l’une des formes de l’infinitif passif latin : amatum iri.

DES VERBES

MI

Tous les temps et les modes, hormis le présent et l’imparfait, ont les mêmes flexions au passif et au moyen. Exceptez la troisième pers. sing. de l’aoriste, qui, au lieu de finir par un t, se termine par un i : axæpi,

de xip ; amâni, de mon ; asâvi, de su.

On peut remarquer, d’après ces exemples, qu’à cette troisième personne de l’aoriste passif, la racine reçoit la vriddhi. Dans d’autres cas, cependant, elle ne prend que le gouna : abôdi, de bud. De plus, si elle finit par â ou par une diphthongue à laquelle se substitue â, alors, entre cette voyelle et la flexion i, vient s’intercaler euphoniquement un y. que l’on peut considérer comme le y de la voix passive. Ex. : dû, donner : adâyi. Cette insertion du y s’observe dans d’autres cas encore, et se trouve généralement appelée par la rencontre d’une voyelle radicale avec un? de la terminaison, cas où l’on doit empêcher la formation d’une diphthongue. Ex. :dâyitâhê, futur premier de dâ. je serai donné; mot formé de ahê et de dâyitf, dans lequel se trouve la rac. dâ, le suffixe tf, la voyelle de liaison i, et le y intercalé pour empêcher la contraction de â et de i.

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