CORRECTION DES PARESSEUX
Autrefois en Hollande, quand on savait qu'un homme capable de travailler et de gagner sa vie faisait le métier de mendiant, ou le saisissait, on le descendait dans un trou profond où se trouvait une pompe, et on ouvrait un robinet dont l'eau coulait dans le trou. Alors, pour ne pas être bientôt noyé, le paresseux était obligé de pomper sans relâche. Pendant qu'il luttait contre l'eau, qui montait toujours, mais lentement, des citoyens faisaient des paris sur les bords du puits : l'un gageait que cet homme était un fainéant et que bientôt il serait enseveli sous l'eau ; l'autre soutenait, au contraire, qu'il s'en tirerait.
Enfin, ,après qu'il avait passé ainsi quelques heures dans un rude travail et de cruelles angoisses, on le retirait plus mort que vif et on le mettait eu liberté.