‹ Méthode-pratique pour faire le catéchismeChapitre 37 sur 74 · SUR LE SACREMENT DE PÉNITENCE · texte numérisé non relu

SUR LE SACREMENT DE PÉNITENCE

Après le cantique d'' Invocation , V Oraison dominicale et la Salutation angélique récités par un seul bien distinclement, on fait réciter les actes avant la communion, et ensuite la Leçon dixième du catéchisme , en suivant la méthode ordinaire.

Le C. : Nous nous sommes arrêtés longtemps, mes chers enfants, sur le sacrement de l'eucharistie, parce que nous devons le regarder comme le plus intéressant de tous les mystères, le plus étonnant de tous les miracles , le plus précieux de tous les trésors. C'est le plus intéressant de tous les mystères, parce qu'il nous rapelle d'une manière sensible la naissance , la vie et la mort de N.-S. J.-C. ; sa naissance puisqu'il descend du ciel sur l'autel comme dans l'étable de Bethléem ; sa vie puisque nous savons qu'il nous voit, qu'il nous entend et qu'il veut s'unir à nous dans la sainte communion ; sa mort puisque son corps paraît séparé de son sang par la consécration de l'hostie et du calice; c'est le plus étonnant de tous les miracles, puisqu'il fait plusieurs grands miracles pour se cacher, aûn que nous puissions approcher de lui avec pi us de confiance ; c'est le pi us précieux de tous les trésors, puisque nous n'y puisons pas seulement la grâce comme dans les autres sacrements, mais nous y recevons l'auteur même de la grâce. Concluons de là que ce sacrement doit nous inspirer le plus profond respect, la reconnaissance la

{>lus vive et le plus tendre amour. Avant d'aller plus oin , je désirerais bien savoir, mes chers enfants,

si VOUS comprenez bien ce que je viens de dire. Voyons qui me donnera une juste idée de la sainte eucharistie ?

(Aussitôt il y en a plusieurs qui se lèvent dans tous les bancs ; le Catéchiste s'adresse à Charles et lui demande quelle idée nous devons avoir de la sainte eucharistie ?)

R. M. , nous devons penser que c'est un trésor.

Le C. : Et pourquoi cela ?

R. Parce que nous n'y recevons pas seulement la grâce, mais l'auteur même de la grâce.

Le C. : C'est bien, mais cette idée est incomplète. Voyons, Justine, quelle idée devons-nous avoir de la sainte eucharistie ?

R. M., nous devons regarder ce sacrement comme un grand miracle.

Le C. : Et quel miracle se fait-il ?

R. M. , N.-S. J.-G. fait des miracles pour ne pas se faire voir.

Le C. : Et pourquoi ne veut-il pas qu'on le voie?

R. Je ne sais pas.

Le C. : Et vous, Claire, savez-vous pourquoi il ne veut pas qu'on le voie ?

R. Parce que s'il se présentait à nous tout vivant, tout brillant, nous n'oserions pas communier.

Le C. : C'est quelque chose, mais ce n^est pas tout.

( Augustin se lève spontanément et dit : Si vous le vouliez , M. , je vous répondrais. )

Le C. : Eh bien , soit ; dites- moi quelle est l'idée que nous devons avoir de la sainte eucharistie?

R. M. , nous devons en avoir une grande et bien grande idée, parce que N.-S. J.-C. nous y donne une grande marque d'amour , puisqu'il descend du Ciel pour Tamour de nous , et qu'il se cache dans la sainte hostie, afin de nous servir de nourriture , et de faire une même chair avec nous.

SLR LE SACHEMEyr DE PÉMTENCE . 307

Le C. : C'est très bien , mais ce n'est pas tout. Voyons , Clotiide, quelle idée devons-nous avoir de la sainte eucharistie ?

R. Nous devons la regarder comme le plus intéressant de tous les mystères, le plus étonnant de tous les miracles , le plus précieux de tous les trésors.

Le C. : Quel mystère renferme la sainte eucharistie ?

R. La sainte eucharistie nous rappelle la naissance de J.-G. à Bethléem , sa vie à Nazareth et à Jérusalem , sa mort sur le Calvaire.

Le C. : Comment la sainte eucharistie nous rappelle-t-elle la naissance de J.-C. ?

R. Parce qu'il descend sur l'autel comme il vint au monde dans l'étable de Bethléem.

Le C. : Comment la sainte eucharistie nous rappelle-t-elle la vie de J.-C. ?

R. Elle nous rappelle la vie de J.-C. , parce qu'il est vivant dans la sainte eucharistie; il nous voit, il nous entend , il nous appelle auprès de lui pour nous consoler, nous encourager dans nos peines, dans nos tentations.

Le G. : Mais J.-C. ne parle pas dans la sainte hostie. '

R. Il ne parle pas tout haut , mais quand on l'aime bien , quand on est recueilli , quan'd on a le le cœur pur , il nous dit de belles choses.

Le C. : Mais qu'en savez- vous, puisque vous n'avez pas fait votre première communion ?

R. M. , je le sais parce qu'on me l'a dit ; j'en ai aussi un peu fait l'expérience. L'autre jour que le saint sacrement était exposé, je parlais à N. -S. bien simplement , je lui demandais beaucoup de choses , et je sentais en moi une grande consolation ; je désirais ardemment de le recevoir pour lui parler mieux.

Le C. : Vous dites que la sainte eucharistie est

le plus étonnant de tous les miracles : comment expliquez-vous cela?

R. Je ne suis pas embarrassée pour le comprendre, mais je suis un peu embarrassée pour le dire, parce j'ai peur de me tromper; cependant à la garde de Dieu ; voici ma pensée : Quand le prêtre fait la consécration, N.-S. J.-C. prend la place du pain, il se cache .derrière les apparences du pain, les apparences, existent quoique le pain n'existe pas; c'est bien là un grand miracle.

Le C. : Oui, c'est un grand miracle; mais vous avez dit que c'était le plus étonnant de tous les miracles, comment concevez-vous cela?

R. C'est bien un peu ce qui m'embarrasse encore, cependant je vais le dire comme je l'ai entendu dire et comme je le conçois : N.-S. J.-C. pendant sa vie faisait des miracles pour faire éclater sa puissance , pour inspirer de la confiance à sa doctrine, pour prouver qu'il était l'envoyé du Ciel , et ici au contraire il fait des miracles pour se cacher; c'est à l'envers des autres miracles et c'est alors .le plus étonnant.

Le C. : Mais pourquoi N.-S. J.-C. fait-il des miracles si 'singuliers?

R. Oh ! cela n'est pas difficile, ma compagne vient de le dire: c'est par amour pour nous, afin de ne pas nous faire peur, et que nous puissions approcher de lui avec confiance.

Le C. : Vous avez dit que'la sainte eucharistie était le plus précieux de tous les trésors ?

R. La grâce est le trésor du bon chrétien ; et dans la sainte hostie est renfermé l'Auteur de toutes les grâces, toutes ses vertus et tous ses mérites.

( Faites répéter ces choses là à quelques enfants. )

Le C. : Tout ce que vous venez de dire, mes chers enfants , doit vous donner une grande idée de la communion et de tout ce que vous devez fdrc pour

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