‹ Méthode-pratique pour faire le catéchismeChapitre 40 sur 74 · SUR LE SACREMENT DE PÉXITENCE · texte numérisé non relu

SUR LE SACREMENT DE PÉXITENCE

R. Non , M. ; je dirais aux protestants qu'ils viennent trop tard pour réclamer.

Le C. : Et comment prouveriez - vous qu'ils viennent trop tard ?

R. Je le prouverais par la table chronologique du Catéchisme. Luther et Calvin sont venus dans le i xvi^ siècle ; il y avait donc quinze cents ans qu'on se confessait dans toute l'Eglise quand ils ont voulu changer le sens des paroles de N.-S. ^/

Le C. : C'est très bien , M. E. , mais je voudrais savoir qui vous a fait faire cette réflexion ?

R. M., c'est la sœur qui me l'a fait observer, mais j'y avais fait attention en assistant à une conférence des missionnaires.

Le C. : Vous n'avez pas remarqué autre chose dans cette conférence des missionnaires ?

R. Pardonnez-moi, M., il y avait un autre raisonnement qui me frappa beaucoup, mais que je ne saurais pas bien rendre : il s'agissait des grecs chismatiques séparés de l'Eglise catholique depuis mille ans, et qui se confessent comme nous.

Le C. : Quelle preuve lirait -on de-là?

R. Le prédicateur disait : Quand les protestants ont supprimé la confession , on a reclamé partout contre eux. On aurait reclamé bien davantage contre ceux qui l'auraient introduite de leur propre autorité.

Le C. : Mais quelle application faisait -on de ceci à la séparation des grecs chismatiques ?

R. On disait que certainement les grecs n'auraient

F as admis la confession si elle avait été inventée par Eglise romaine après leur séparation : la confession existait donc déjà avant le schisme. Je com- {)rends bien tout cela, mais je ne sais peut-être pas e dire.

Le C. : M. E. , vous le dites assez bien, et je suis fort content de la manière dont vous l'exposez.

( Il faut insister plus ou moins sur ces observations, selon qu'on le croit plus ou moins nécessaire (i).

Le C. : i. D. A qui J.-C. a-t-il confié le pouvoir de remettre ou de retenir les péchés ?

R. xVux Evêques et aux prêtres.

Le C. : Tous les prêtres ont-ils le pouvoir de confesser , Antoine ?

R Oh non, M., le Gros-Pierre m'a répété souvent qu'il n'y avait que les prêtres approuvés par l'Evêque qui peuvent confesser ; il me disait comme cela que tous les soldats ont des armes, mais qu'ils ne doivent s'en servir que par ordre des commandants.

Le C. : En effet, mes chers enfants, il faut partout qu'il y ait un ordre, sans cela les meilleures institutions seraient bientôt renversées. Il faut de l'ordre dans un royaume, dans un département, dans une ville , dans un régiment ; de même il en faut dans toute l'Eglise , dans un diocèse , dans une paroisse. C'est pour cela que les prêtres ne peuvent pas confesser partout, il faut qu'ils soient approuvés par l'Evoque, et même les prêtres approuvés n'ont pas le pouvoir d'absoudre de tous les cas ; il y a des péchés qui sont réservés à l'Evêque et aux grandsvicaires, et à ceux auxquels le pouvoir en est donné.

( Faites quelques questions sur tout cela. Demandez si tous les prêtres peuvent confesser partout? s'ils peuvent absoudre de tous les cas? par qui les pouvoirs leur sont donnés, etc. ? )

Le C. : o. D. Le sacrement de pénitence est-il nécessaire pour être sauvé ?

(1) Cette manière de raisonner s'appelle argument de prescription. On la trouve amplement développée dans la théologie et dans les ouvrages de controverse. On aurait tort d'imaginer que ce raisonnement n'est pas à la portée des enfants. >'ous avons l'assurance que les réponses faites par Joséphine ont été faites par des jeunes personnes qui avaient assisté à des conférences sur la confession.

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