SUR LE SACREMENT DE PÉNITENCE
R. Oa les appelle sacrements des morts et les autres s'appellent sacrements des vivants.
Le C. : Quels sont les sacrements des morts?
R. C'est le baptême et la pénitence.
Le C. : Le sacrement de pénitence est-il toujours sacrement des morts ?
R. Oui, ^I. ; cependant je crois que non.
Le C. : Expliquez-vous plus clairement et choisissez entre oui et non.
R. Il me semble que le sacrement de pénitence donne la grâce à ceux qui Tont perdue par le péché mortel ,et qu'il l'augmente dans ceux qui l'ont déjà.
Le C. : Que pensez-vous de cette réponse, Antoine ?
R. Oh ! elle est bien vraie, Monsieur.
Le C. : Et vous, Clolilde, qu'en pensez-vous?
R. Je pense que le sacrementde pénitence produit la grâce dans ceux qui sont en péché mortel, et qu'il l'augmente dans ceux qui ne sont pas en péché mortel.
Le C. : Dites maintenant clairement si la pénitence est un sacrement des vivants ou un sacrement des morts ?
R. C'est un sacrement des vivants pour ceux qui sont en état de grâce ^ et un sacrement des morts pour les pécheurs.
Le C. : C'est très bien , M. E. Oui, le sacrement de pénitence est sacrement des vivants pour les justes, et sacrement des morts pour les pécheurs; je voudrais qu'on retint cette diÔerence.
( Le Catéchiste revient sur tout cela en faisant des questions à plusieurs , et faisant observer que le sacrement de pénitence est nécessaire aux pécheurs pour les convertir, qu'il est nécessaire aux justes pour les faire persévérer en augmentant la grâce. }-
Le C. : 2. D. Quand est-ce que J.-C. a institué le sacrement de pénitence, Augustin ?
R. C'est lorsqu'il dit à ses Apôtres , etc.
Le C. : 3. D. Qu'esl-ce que remettre les péchés?
Le C. : h. D. Qu'est-ce que retenir les péchés ?
( Il faut faire ces trois demandes à plusieurs. )
Le C. : Augustin, avez-vous vu les notes qui sont dans le Catéchisme sur la deuxième question ?
R. Oui , M. , cette note dit qu'il faut vouloir s'aveugler pour ne pas voir dans les paroles de N.-S. , qu'elles donnent à ses apôtres le pouvoir de pardonner les péchés qu'on a commis.
Le C. : Ceux qui ne reconnaissent pas ce pouvoir, ce sont les protestants qui ont supprimé la confession et qui ont osé dire que le pouvoir de confesser n'était pas dans T Evangile; mais les paroles de N.-S. sont fort claires et d'ailleurs le sens en est fixé par la pratique de l'Eglise, qui a fait usage de la confession depuis les premiers siècles jusqu'à présent. Qu'en pensez-vous, Paul, les paroles de N.-S. vous paraissent-elles bien claires?
R. Oui , M. , mais, comme vous dites, le sens est éclairci par la pratique de l'Eglise.
Le C. : Si N.-S. n'avait pas donné le pouvoir de pardonner les péchés, croyez-vous qu'il eût été bien facile d'introduire cet usage ?
R. Non, M., parce que c'est un usage pénible pour l'amour propre.
Le C. : Si l'usage de la confession n'avait pas été établi par les Apôtres dès les premiers siècles, n'y aurait-il pas eu de réclamations ?
R. Oui, M., on aurait réclamé.
Le C. : On pourrait vous dire que c'est à cause de cela que les protestants réclament: que leur répondriez-vous , Paul ?
R. Je serais embarrassé.
Le C. : Et vous , Louis , seriez-vous embarrassé ?
R. M. , je le serais bien un peu.
Le C. : JEt vous, Joséphine, seriez-vous embarrassée ?