SUR LE SACREMEXT DE PÉNITENCE
suppléer le sacrement de pénitence par un acte de contrition lorsqu'on est en danger de mort et qu'il n'y a point de prêtre auquel on puisse se confesser ; mais cet acte de contrition doit être accompagné delà résolution de se confesser le plus tôt possible. )
Le C. : Est-on obligé de se confesser quand on n'a point de prêtres à Pâques ou au moment de la mort, Régis ?
R. Non , M. , on n'est pas obligé de se confesser, parce qu'on ne le peut pas.
Ze C. : Mais si le prêtre n'était pas bien éloimé, serait-on dispensé d'aller le trouver ou de le faire venir?
R. On ne serait pas dispensé d'aller le trouver, parce qu'on ne craint pas de faire un voyage pour des affaires temporelles et que l'affaire du salut est plus importante.
Ze C. : Mais si on ne se confessait pas à Pâques par respect humain , serait-on coupable ?
R. Oui , M. , parce qu'il ne faut pas craindre les hommes pour faire le bien.
Le C. : 8. D. Les péchés sont-ils remis à tous ceux qui reçoivent le sacrement de pénitence? François , faites la réponse et ensuite la demande à votre voisin.
9. D. Quelles sont les dispositions nécessaires pour recevoir la rémission des péchés dans le sacrement de pénitence ?
( On fait répéter ces deux questions à plusieurs. )
Vous savez, mes chers enfants, que pendant la révolution on avait fermé et même abattu les églises et chassé les prêtres : les malades étaient alors bien à plaindre , parce qu'ils ne pouvaient pas se confesser. On en cite plusieurs qui avaient persécuté lesprêlres et qui dans ce terrible moment auraient bien désiré qu'on en trouvât un pour les consoler et puriQer leur conscience ; ils comprenaient alors tout
ce qu'il y avait d'impie, de cruel dans la conduite qu'ils avaient tenue ; mais il était trop lard auprès des hommes pour faireéclaterleur repen tir ; plusd'une fois , ils recevaient des reproches amers biens mérités sans doute, mais au moins inutiles et peu charitables. Les personnes instruites les engageaient à recourir à Dieu qui est toujours disposé à nous recevoir et à nous pardonner. C'est le langage qu'on tenait dernièrement à un jeune officier qui avait été blessé à mort en Afrique et qui demandait à cor et à cri un confesseur. On lui disait qu'il n'y avait point de prêtre dans l'armée , mais qu'il pouvait obtenir le pardon de ses péchés en faisant des actes de contrition , comme fit le chevalier Bayard en pareille occasion. Cependant, le parti le plus sage et le plus prudent , c'est de mettre à profit les secours spirituels que la Providence met à notre disposition ; de diminuer autant qu'il est possible le nombre de nos fautes, et d'en demander chaque jour le pardon , surtout le soir , avec sincérité et ferveur.
Demain nous ferons réciter les Leçons dixième et onzième. Dites les actes de foi, d.^ espérance j, de charilé et de contrition et chantez le cantique : Reviens, pécheur , à ton Dieu, etc. p. 79.