Qu'est-ce que les indulgences
R. Les indulgences sont la remise d'une partie des peines temporelles dues aux péchés.
13. L'intention de l'Eglise, en accordant des indulgences, est-elle de nous dispenser de faire pénitence ?
R. Non : l'intention de l'Eglise est uniquemep^^.^^ de récompenser la ferveur des pénitents , et de suppléer à leur faiblesse.
li. D. L'Eglise , en accordant des indulgences, dispense-t-elle de satisfaire au prochain?
R. Non : jamais l'Eglise ne dispense des réparations et satisfactions qui sont dues au prochain.
15. D. Que faut-il faire pour profiter des indulgences que l'Eglise accorde?
R. Il faut 1" participer dignement au sacrement de pénitence ; 2° pratiquer fidèlement et avec piété les œuvres prescrites par le Pape , ou par l'Evêque qui accorde l'indulgence.
VI>GT->'EUVIÉME JOUR
Après le cantique d'' Invocation, et la récitation de VOraison dominicale, de la Salutation angélique , par un seul bien distinctement, il faut aussi faire récil«3r Je confesse à Dieu tout-puissant , etc.
Faites réciter pendant demi-heure la seizième et la dix-septième leçon selon la méthode ordinaire.
Le C. : Mes enfants, nous avons parlé pendant plusieurs jours du sacrement de pénitence en général, de la contrition, du ferme propos , de la confession auriculaire; nous avons à parler maintenant de la satisfaction. Voyons la première demande: qu'est-ce que la satisfaction , Augustin ?
R. La satisfaction est une réparation, etc.
( Faites répéter celte réponse à plusieurs, sans suivre Tordre des bancs. ) , ^^ Le G. : Augustin, je voudrais bien savoir pourquoi •'**yvôîrê père refuse de recevoir chez lui votre frère ' aîné ?
R. M. , c'est parce que mon frère a manqué de respect à mon papa , qui exige que mon frère lui en fasse des excuses , et mon frère ne veut pas.
Le G. : Croyez-vous qu'il soit juste que votre frère fasse des excuses ?
R. II me semble que cela va s'en dire , et qu'il faut toujours réparer ses torts.
Le C. : Et quels torts votre frère a-t-il envers votre papa ?
R. Il en a beaucoup : il a resté plusieurs jours sans rien faire, quoique mon papa lui eût ordonné de travailler, et ensuite il a dit un motgrossier quand on l'a repris.
Le G. : Quelle réparation exige votre père pour lui pardonner ?
R. Mou père exige qu'il reste un jour dans la maison sans sortir.
Le G. : Que dit votre frère pour s'excuser ?
R. Il dit qu'il est trop grand pour être rais en pénitence, pour être condamné aux arrêts : c'est bon pour le collège ou pour le régiment.
Le G. : Votre frère a-t-il été mis aux arrêts quand il était au collège ou au régiment?
R. Très souvent, parce qu'il est un peu étourdi.
Le G. : Vous voyez, mes enfants, que dans le
collège et au régiment on impose des pénitences à ceux qui ne =ont pas sages , qui ne sont pas obéissants. Or, Dieu est noire premier maître, il est noire bon père, il a droit de nous commander, il a aussi le droit de nous mettre en pénitence quand nous ne sommes pas obéissants: c'est cette pénitence qu'on appelle la satisfaction. Voyons, Jules, Dieu a-t-il droit de nous commander ? —
R. Oui certainement, Dieu a droit de nous commander.
Le C. : A-t-il le droit de nous mettre en pénitence quand nous ne sommes pas obéissants?
R. Il a le droit plus que personne.
Le C. : A qui a-t-il donné le pouvoir d'exercer ce droit ?
R. Je pense qu'il l'a donné aux prêtres en leur donnant le pouvoir de remettre les péchés.
( Quand vous avez ainsi disposé les enfants à comprendre qu'il est juste que nous fassions pénitence des fautes que nous faisons, il faudrait leur rappeler ou leur faire dire à eux-mêmes , qu'il suffit de commettre un péché mortel pour perdre la grâce et mériter l'enfer , qui est la plus terrible de toutes les punitions ; que dans le tribunal de la pénitence l'absolution nous rend la grâce sanctifiante , nous délivre de la peine éternelle de l'enfer, mais nous laisse l'obligation de faire une pénitence temporelle ou dans ce monde ou dans le purgatoire ; c'est pour cela que le prêtre, avant de nousdonner l'absolution, nous impose une pénitence qu'on est obligé d'accepter et d'être dans l'intention de faire, sans quoi l'absolution serait nulle ; si cependant , après avoir promis de la faire on ne la faisait pas , on commettrait un péché , mais l'absolution qu'on aurait reçue des fautes précédentes ne serait pas nulle. Demandez s'il est juste de faire pénitence des fautes qu'on a commises ? quelle est la pénitence imposée au péché mortel ? comment nous sommes délivrés
de la peine éternelle ? si on est obligé de faire la pénitence imposée par le prêtre? si la confession est nulle quand on ne fait pas sa pénitence ? s'il suffit d'avoir la volonté de faire sa pénitence pour que la confession soit valide? Il faut insister un peu sur cela , parce qu'il arrive souvent que les fidèles y font peu d'attention.
Le C. : 1. D. Qu'est-ce que la satisfaction, André?