TRENTE-UME3IE JOUR
SUR LE SACREMENT DE l'ORDRE.
Après le cantique di' Invocation , il faut faire réciter bien distinctement l'C^ra/son dominicale, la Salufation angcliqxie , Je confesse à Dieu, etc. 11 faut ensuite faire réciter la seconde et la dix-neuvième Leçon de la quatrième partie du Catéchisme à la manière ordinaire, en lui faisant parcourir tous les bancs et en faisant des questions sans ordre, pour s'assurer que tous les enfants ont retenu la lettre.)
Le C. : Avant d'expliquer le sacrement de l'ordre, mes chers enfants , je voudrais m'assurer que vous avez retenu beaucoup de choses sur les sacrements. Qu'est-ce que les sacrements, Régis?
R. Ce sont des signes sensibles, etc.
Le C. : Est-ce que dans tous les sacrements il y a un signe sensible ?
4j2 XXXI. JOUR DE Catéchisme.
R. Oui, M., dans tous.
( On demande successivement quel est le signe sensible du baptême , de la confirmation , de l'eucharislie, etc. )
Le C. : Est-ce que tous les sacrements produisent la grâce ?
( Régis est un peu embarrassé , le Catéchiste en interroge plusieurs autres qui répondent sans hésiter que tous produisent la grâce. )
Le C. : Quelle est la grâce que produit le baptême, Louis?
R. Le baptême efface le péché originel, nous rend , etc.
Le C. : Quelle est la grâce que produit la confirmation?
R. C'est une grâce de force, etc.
Le C. : La confirmation produit-elle en nous la môme grâce que le baptême ?
R. Oui, M., répond Louis.
Le C. : Qu'en pensez-vous , François ?
( François paraît embarrassé, le Catéchiste lui fait donner la définition des deux sacrements et lui fait remarquer la différence , puisque le baptême nous rend enfants de Dieu , et que la confirmation nous fait grandir et nous fortifie. Il faut parcourir de même tous les sacrements et faire remarquer les effets qu'ils produisent dans notre âme : l'eucharistie la nourrit, la pénitence la guérit des maladies spirituelles, l'extrême-onction l'aide à quitter la vie pour achever notre pèlerinage, et arriver dans la patrie pour laquelle nous avons été créés.
La grâce de tous les sacrements est la même en ce sens, qu'elle est toujours le fruit des souffrances et des mérites de J.-C. ; elle ne diffère que dans les effets qu'elle produit en nous. Il serait bon de rappeler ici la différence qu'il y a entre les sacrements «des vivants et les sacrements des morts. Après avoir