‹ Méthode-pratique pour faire le catéchismeChapitre 68 sur 74 · SUR LE SACREMENT DE MARIAGE · texte numérisé non relu

SUR LE SACREMENT DE MARIAGE

Le C. : k. D. Quelles sont les principales obligations des personnes engagées dans le mariage.

R. Elles doivent 1° s'aimer d'un amour chaste, etc.

Le C. : Vous dites que les personnes mariées doivent s'aimer d'un amour chaste et cordial : quand cet attachement n'a jamais existé ou s'est affaibli , que faut-il faire ?

R. Il faut le demander à Dieu et remplir ses devoirs dans un esprit de foi , et dans l'intention de plaire au bon Dieu.

Le C. : Vous dites qu'il faut s'assister dans tous les besoins spirituels et temporels : est-ce que les époux sont obligés de se servir mutuellement quand ils sont malades? Oui, mes enfants, non-seulement ils doivent se supporter, mais se secourir , s'édifier et s'exciter l'un et l'autre à la pratique de la vertu. Que doit faire une femme dont le mari est sans religion ? elle doit prier le bon Dieu pour lui, profiter de ses bons moments , lui donner de bons conseils, mais ne pas le faire bien souvent de peur de l'ennuyer et de le faire mettre en colère , ce qui ferait plus de mal que de bien.

( Faites des questions à plusieurs enfan Is sur ce que vous venez de dire , et s'il y a du monde présent , insistez sur l'obligation où sont les femmes de prier beaucoup pour leurs maris et pour leurs enfants. Dites encore quelque chose sur la cruauté impie d'une femme qui, par une délicatesse mal entendue, laisse mourir son mari sans sacrement. )

Le C. : Pendant combien de temps les époux doivent-ils rester ensemble ?

R. M. , ils doivent rester toute la vie.

Le C. : Oui, M. E. , ils doivent rester ensemble toute la vie, ce qui doit engager les personnes qui se marient à ne pas le faire légèrement, à consulter et à n'avoir que de bonnes intentions et de bonnes dispositions.

6. D. Dans quelles dispositions doit-on recevoir le sacrement de mariage ?

R. Le mariage étant un sacrement, etc.

Le C. : Si on recevait le sacrement de mariage en état de péché mortel, on ne recevrait pas les grâces du sacrement qui sont si nécessaires pour supporter les peines attachées à cet état, pour éviter les dangers qui en sont la suite et pour remplir les devoirs qui sont imposés aux époux, ce serait déjà un grand malheur; mais de plus on se rendrait coupable d'un sacrilège, parce qu'on profanerait un sa-crement ; c'est pour cela que les futurs époux se confessent avant et font la sainte communion ; mais combien il est important d'éviter la dissipation , eu se préparant à la confession et à la communion dans ce moment là , puisqu'on se rendrait coupable de trois sacrilèges en se mariant, après avoir fait une mauvaise confession , une mauvaise communion.

( Demandez aux enfants ce qui arriverait si on se mariait en état de péché mortel, et ce qu'il faut faire pour prévenir le malheur de perdre la grâce , de commette un sacrilège et même d'en commettre trois?)

Le u. : On a dit tout-à-l'heure que s'il faut en crpire les femmes, il y a beaucoup de mariages malheureux : ppurriez-vous m'en donner une raison , Joséphine ?

R. M. , c'est peut-être parce qu'on ne s'y prépare pas comme il faudrait.

Le C. : Oui , mes enfants, c'est souvent à cause de cela : on envisage ordinairement le mariage d'une manière toute profane, on examine s'il y a beaucoup d'argent , si on se convient dans le moment , et on ne fait pas attention qu'il faut avoir des quahlés qui puissent convenir toute la vie , puisqu'on doit rester ensemble jusqu'à la mort ; or , c'est dans la religion qu'il faut puiser les motifs et les moyens de

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vivre chrétiennement en paix. Je crois devoir vous faire encore une question : que faut-il penser de ceux qui se marient civilement, sans recourir à l'Eglise et au sacrement ; qu'en pensez-vous, Louis ?

R. Je pense qu'ils commettent un grand péché.

Le C. : Hélas , mes enfants , vous êtes bien modérés en disant qu'ils commettent un grand péché; ils en commettent un grand nombre, ils cessent d^être chrétiens , ils sont habituellement en état de péché mortel , et ne peuvent pas en obtenir le pardon tant qu'ils restent dans cet état.

On raconte qu'une fille qui avait été fort sage à l'époque de sa première communion , se relâcha peu à peu ; elle négligea les sacrements, fréquenta les bals et fit connaissance avec un jeune homme sans religion qui promit de l'épouser, mais à condition qu'ils ne se marieraient pas à l'église. Cette fille éprouva d'abord de l'horreur pour cette condition ; mais comme elle continua à fréquenter ce jeune homme, elle s'accoutuma insensiblement à l'idée de ne faire que le contrat civil et consentit à ne pas aller à l'église. Quelques mois après elle fut bouleversée par les remords de sa conscience ; le souvenir de sa première communion et des années où elle était sage et approchait des sacrements, était toujours présent à son esprit ; elle n'osait pas aller se confesser parce qu'elle savait qu'on ne pouvait pas lui donner l'absolution ; elle faisait cependant toujours ses prières et s'adressait souvent à la Sainte Vierge en lui disant simplement : Ma bonne Mère , je sais que j'ai bien tort, mais vous êtes toute puissante, tirez-moi de là. Un jour qu'elle priait plus fervemment au pied de la statue de la Sainte Vierge, il lui sembla entendre ces paroles : va te confesser* Aussitôt elle se lève , voit un prêtre au confessional et lui expose sa triste position. Le prêtre la console , Tencourage , l'exhorte à faire des prières et des pé-

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nitences, à être très docile envers son mari, à se montrer triste et larmoyante de temps en temps. Son mari la questionna sur la cause de sa tristesse : elle lui en lit part: Il promit d'aller à l'église; il fit plus, car il se confessa et devint un bon chrétien. Voilà , mes enfants, une preuve de Tefficacilé delà prière, dont nous commencerons à parler demain , en récitant la leçon première sur la grâce, et la leçon vingt-unième du Catéchisme. Dites les actes de foi, à^espérance, de charité et de contrition; chantez le cantique : Dieu d'amour, nn monde trompeur, p. i02.

LEÇON \T\GT-UNIEME

DE LA lyme PARTIE DU CATÉCHIS3IE DE BELLEY.

Sur la Prière.

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