SUR LE SACREMEST DE MARIAGE
de mariage ; si les parrains et marraines peuvent se marier avec l'enfant et avec le père et la mère de l'enfant. )
Le, C. : Le parrain et la marraine peuvent-ils se marier entr'eux , Glolilde ?
R. M. , je ne sais pas , la note n'en dit rien et M. le curé n'en a pas parlé.
Le C. : Ce double silence ne vous apprend-il rien ?
R. Ce double silence me persuade qu'il n'est pas défendu au parrain et à la marraine de se marier ensemble.
Le C. : Vous avez raison, M. E. , mais encore une question. Pourquoi publie-t-on les mariages à l'église ?
R. M. le curé dit que c'est afin qu'on l'avertisse des empêchements qui peuvent exister entre les personnes qui se marient.
Le C. : Y a-t-il obligation rigoureuse d'avertir M. le curé des empêchements qui existent entre les futurs époux?
R. Oui , M. , j'ai entendu dire que c'était sous peine d'excommunication.
Le C. : Qui est-ce qui doit avertir des empêchements ?
R. M. le curé ne met pas d'exception : il dit tous ceux qui connaissent les empêchements doivent avertir.
Le C. : .Oui, M. E. , tous, même vous qui êtes jeunes, si vous vous aperceviez qu'on voulût cacher un empêchement, vous devriez avertir M. le curé. Savez-vous ce qui arrive quand on se marie avec un empêchement, c'est que le mariage est nul et qu'on ne reçoit pas les grâces attachées au sacrement.
( Faites répéter tout cela à plusieurs enfants. )
Le C. : Quand on fait vœu de ne) pas se marier, peut -on en conscience recevoir le sacrement de mariage, Joséphine?
R. Non , M. , parce qu'il faut tenir les promesses que l'on fait à Dieu.
Le C. : C'est très bien, mais croyez-vous qu'il soit à propos de faire des vœux de ce genre là ?
R. Il rae semble que cela annonce beaucoup de ferveur et d'amour de Dieu.
Le C. : Oui, cela suppose beaucoup de ferv'eur dans le moment, mais cette ferveur ne dure pas toujours ; on a quelquefois des regrets et on est bien embarrassé. Savez -vous ce qu'il faut faire alors ?
R. Je crois qu'il faut en parler à son confesseur qui demandera la dispense.
Le C. : Comment savez-vous cela ?
R. Je le sais , parce qu'une de mes cousines s'est trouvée dans ce cas là : quand elle fit sa première communion elle était bien sage et bien fervente; ensuite elle devint plus dissipée , fut demandée en mariage et fut obligée de demander la dispense de son vœu.
( Il sera bon de faire encore quelques questions sur le même sujet et à plusieurs enfants. )
Le C. : Y a-t-il des grâces particulières attachées au sacrement de mariage , Julie ?
R. Par là môme que c'est un sacrement, N.-S.
Î' a attaché des grâces particulières comme à tous es autres sacrements.
Zc C. : 3. D. Quelle grâce donne le sacrement de mariage ?
R. Il donne la grâce, etc.
Le C. : Croyez-vous qu'elles soient bien nécessaires les grâces attachées au sacrement de mariage ?
R. Oui , M. , je le crois , parce qu'il y a beaucoup d'embarras dans les familles, et beaucoup d'ennuis et beaucoup d'obligations à remplir.
Le C. : Comment savez-vous cela ?
R. M. , cela se voit tous les jours ; et s'il faut'cn croire beaucoup de femmes il y a bien peu de mariages heureux.