‹ Méthode-pratique pour faire le catéchismeChapitre 7 sur 74 · SUR LES SACREMENTS · texte numérisé non relu

SUR LES SACREMENTS

Après le cantique à.'' invocation , on fait réciter VOraison dominicale et la Salutation angélique par Clément , et on fait réciter la Leçon sur les Sacrements selon la méthode ordinaire.

Le C. : Vous êtes bien persuadés maintenant, mes ] E , que sans la grâce nous ne pouvons rien dans | l'ordre du salut , mais que nous pouvons tout avec | la grâce. Il résulte de cette persuasion que c'est un ^ graud malheur d'abuser de la grâce. Il nous reste à \ examiner maintenant comment nous recevons la / grâce et ce que nous avons à faire pour en recevoir beaucoup.

D. Par quels moyens recevons -nous la grâce , François ?

R. Nous la recevons par la prière et par les sacrements.

Le C. : Qu'est-ce que les sacrements, François? répondez et faites la demande à votre voisin , comme * à l'ordinaire.

( Quand tout le monde a répondu successivement à toutes les demandes de cette Leçon , le Catéchiste

reprend la première demande et en donne le développement. )

Le C. : Mes enfants , on entend par signe sensible tout ce qui tombe sous les sens , tout ce que nous pouvons voir ou entendre; ainsi le signe de la croix est un signe sensible , se laver les mains est un signe sensible , jeter de Teau sur la tète d'un enfant est un signe sensible. Qu'est-ce qu'on entend par un signe sensible, Louis?

R. M. , ou entend par un signe sensible tout ce que nous pouvons voir ou entendre ; par exemple, le le signe de la croix.

Le C. : Citez encore quelques exemples de signes sensibles.

R. Se laver les mains , jeter de l'eau sur la tête d'un enfant.

Le C. : C'est bien, vous répétez ce que j'ai dit; mais je voudrais que vous me donnassiez un exemple qui vînt de vous.

R. M. , promener est un signe sensible , parler est un signe sensible.

( Au moment où l'on cite quelques exemples, le C. s'aperçoit que dans un coin deux on trois jeunes gens rient ; il les regarde fixement et ils se retiennent un instant ; après cela ils recommencent. T.e C. appelle un de ces enfants et lui demande ce qui le fait rire : l'enfant baisse le tête et n'ose rien dire. Le C. lui dit, M. E. , ordinairement vous vous tenez bien au Catéchisme, je voudrais savoir ce qui vous a fait rire. M., j'ai dit à mon voisin que c'était un signe sensible quand on donnait un soufflet à quelqu'un , et cela nous a fait rire. Le Catéchiste le renvoie à sa place en lui recommandant de ne pas parler une autrefois.

Le C. : Serait-ce un signe sensible de se toucher la main?

R. Oui, M. , et c'est ce qu'on fait quand on se marie.

Le C. : Serait-ceunsignesensibledefaire un signe de croix sur le front avec de l'huile?

R. Oui, M. , et c'est ce que fait l'Evêque en donnant la confirmation.

Le C. : L'Evêque donne un soufflet à ceux qu'il confirme , est-ce un signe sensible? '

R. Oui, M. , parce qu'on peut le voir.

( Parcourez ainsi plusieurs signes extérieurs et sensibles. ) -^

Le C. : Tous les signes sensibles sont-ils des sa^- j crements , Joseph ? j

R. Oui, M. , quand ils sont religieux. \

Le C. ; Qu'en pensez-vous , Augustin , tous les signes sensibles religieux sont-ils des sacrements?

R. Non , M. , il n'y a que ceux que N.-S. J.-C. a institués et auxquels il a attaché des grâces. —■

Le C. ■• Eh bien , Joseph, aviez -vous répondu comme il faut?

R. Oui , M. ; non , M. ; je ne sais pas.

Le C. : Qu'est-ce que les sacrements?

R. Ce sont des signes , etc.

Le C. : Les sacrements sont des signes sensibles ) institués par N.-S. J.-C. pour nous sanctifier par la grâce. Tous les signes sensibles n'ont pas jété ins- . titués par N.-S. pour produire la grâce ; le signe de ! la croix , par exemple, n'est pas un sacrement non \ plus que la génuflexion , etc. Toutes les cérémonies de l'Eglise sont des signes sensibles, mais ne sont pas toutes des sacrements : il est donc essentiel de bien distinguer celles qui sont instituées par N.-S. i J.-C. pour produire la grâce. Disons d'abord : Qu'est-^ ce que la grâce , François?

Le C. • Comment savez-vous que N.-S. J.-C. a établi les sacrements et la prière pour nous distribuer la grâce ?

R. Nous le savons par l'Evangile et par la tradition et l'enseignement de l'Eglise.

( Il faudrait faire les mêmes demandes à quelques enfants pour les accoutumer à l'idée que c'est J.-C. qui a institué les sacrements et leur a donné le pouvoir de produire la grâce. )

Le C. : Qu'est-ce que la grâce, François?

R. La grâce est un don , etc.

Le C. : Quel est l'auteur de la grâce?

R. François a l'air embarrassé ; il répond c'est Dieu, c'est J.-C. , c'est le Saint-Esprit.

Le 6". • Reprenez votre définition de la grâce et vous répondrez d'une manière plus ferme.

R. La grâce est un don surnaturel que Dieu nous accorde

Le C. : Arrêtez-vous là. Qui est-ce qui nous accorde la grâce ?

R. C'est Dieu qui est la source de la grâce.

Le C. : En vertu de quel mérite nous est -elle accordée ?

R. En vertu des mérites de N.-S. J.-C. , Le C. ■ Comment J.-C. nous a-t-il mérité la grâce? / R. Il nous l'a méritée par ses souffrances et sa mort. ' Le C. • Puisque J.-C. nous a mérité la grâce, n'avait-il pas le droit de nous la distribuer par les moyens qu'il jugeait à propos d'établir? ] R. Pardonnez-moi , M. , il en était le maître.

Le C. : Quels moyens N.-S. J.-C. a-t-il établis pour nous distribuer la grâce ? Ici revient la première demande de votre Catéchisme : dites-la.

R. Par quels moyens recevons-nous la grâce ? C'est par la prière , etc.

Le C. : Ces moyens , qui est-ce qui les a établis ?

R. C'est N.-S. J.-C.

Le C. : Combien y a-t-il de sacrements ?

( On fait répéter la réponse et la demande à tous les bancs. )

Le C. : Cette réponse , mes enfants , ne demande que de la mémoire ; ij faut conserver l'habitude de

nommer les sacrements dans l'ordre où ils sont placés.

Le C. : Comment divise-t-on les sacrements ? (Faites répéter la demande et la réponse. ) Le C. : Quels sont les sacrements des morts? ( Faites répéter à tous la réponse et la demande. ] Le C. : Pourquoi appelle-l-on le baptême et la pénitence, sacrements des morts?

( Faites répéter la demande et la réponse. ) Le C. : Les trois demandes précédentes n'exigent que de la mémoire ; il n'en est pas de même de celle-ci , elle exige de l'intelligence , et je serais bien content si quelques-uns parmi vous savaient faire ici l'application de ce que nous avons dit sur la

{jrâce , sur le fer rouge , sur le charbon allumé , sur a lampe de l'église. Voilà un petit livre destiné à celui ou à celle qui répondra le mieux : voyons qui se charge de me répondre et de m'expliquer pourquoi on appelle le baptême et la pénitence , sacrements des morts ?

( Aussitôt il y en a six qui se lèvent pour répondre. ) Le C. : En voilà beaucoup à la fois, mes enfants ;

1)0ur ne pas faire de préférence , vous allez tirer à a belle lettre , afin de savoir qui répondra le premier C'est Roch et Cécile qui ont les deux premières lettres. Voyons^ Roch.

R. M. , le baptême et la pénitence sont appelles les sacrements des morts, parce qu'ils nous conduisent au ciel après la mort.

Le C. : Répondez-vous de la même manière , Cécile ?

R. Non , M. ; je dis qu'ils sont appelles sacrements des morts , parce qu'ils donnent la vie à ceux qui l'ont perdue par le péché.

(Aussitôt on entend un petit murmure qui semble indiquer que c'est la réponse du Catéchisme , que tout le monde en dirait autant. )

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La C. : C'est à votre tour, Marie : comment répondez-vous ?

R. M. , le péché fait mourir notre ame, et les sacrements lui donnent la vie.

Le C. : Ce que vous dites là est un peu vrai , mais n'est pas assez clair et ne remplit pas ce que je désire. Antoine, c'est à votre tour de répondre.

R. M. , le Gros-Pierre m'a dit que le péché éteignait le cierge de notre ame et que la pénitence le rallumait et lui donnait la vie.

Le C. : Qu'en pensez-vous , Clotilde ?

R. M. , je pense qu'Antoine a dit la vérité: que notre ame est morte quand elle est dans le péché mortel , et que le baptême et la pénitence lui donnent la vie : l'ame coupable est comme la lampe de l'église qui est éteinte , ou comme un charbon qui n'a point de feu ; c'est-à-dire que l'ame coupable de péché mortel n'a point la grâce ; et la pénitence et le baptême lui donnent la vie.

Le C. : Qu'en pensez-vous, François?

R. M. , je pense de la même manière : notre ame , quand nous venons au monde, est noircie par le péché originel , et le baptême lui donne la vie , c'est-àdire la grâce ; et de même quand on a commis un péché mortel , notre ame perd la vie de la grâce, et la confession la fait revivre.

Le C. : Que dites-vous de tout cela , Augustin ?

R. M. , je n'ai rien à dire, sinon que si la bonne lettre m'avait bien servi , j'aurais répondu comme François.

Le C. : Et vous, Rosalie , qu'en pensez-vous?

R. J'aurais répondu comme Clotilde , mais pas aussi bien qu'elle, parce qu'elle a plus d'esprit que moi.

Le C. : Votre réponse me fait plaisir , M. E. , parce qu'elle est humble est modeste. Mes enfants, je suis un peu embarrassé pour donner le prix : An-

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loine est le premier qui ait bien saisi ma pensée ; il ne sait pas lire et il a plus de mérite que les autres. Je ne peux pas lui donner un livre puisqu'il ne sait pas lire, mais je lui réserve deux chapelets avec les images du Rosaire , un pour lui et l'autre pour Gros-Pierre. C'est François et Clolilde qui ont le mieux répondu , ils auront chacun un livre.

( Insistez pendant quelques moments su ries sacrements des morts , afin que tous les enfants commencent à bien comprendre le mal que le péché fait à notre ame, et le bien que lui font les sacrements en lui rendant la vie : ne craignez pas de comparer le pécheur à un corps mort qui sent ' mauvais , qui pourrit. Celte comparaison , quoiqu'elle puisse étonner , reviendra dans la suite.

Le C. : Quels sont les sacrements des vivants, François ?

R. Les sacrements des vivants sont la conflrmation , l'eucharistie , l'extrême-onclion , l'ordre et le mariage.

Le C. : Pourquoi les appelle-t-on sacrements des vivants ?

R. C'est parce qu'il faut avoir la vie de la grâce pour les recevoir.

( Faites répéter à tous les enfants ces deux questions et les réponses. )

Le C. : Si vous avez bien compris , mes chers enfants , pourquoi on appelle le baptême et la pénitence sacrements des morts , vous comprendrez aussi facilement pourquoi on appelle sacrements des vivants la confirmation , l'eucharistie , l'extrêmeonction, l'ordre et le mariage. Voyons cependant si vous avez compris, Charles. Peut-on recevoir la confirmation en état de péché mortel ?

R. Oui , M. ( Aussitôt il se fait un murmure général qui désapprouve : on doit en être bien aise , parce que c'est une preuve que le plus grand nombre a compris la faute, j

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Le C. : Charles , persévérez-vous dans votre réponse ?

(Charles n'ose pas répondre : il répand quelques larmes. Il ne faut pas le gronder, mais en interroger un autre. )

Le C. : Qu'ai-je demandé, Emilie?

R. M. , vous avez demandé si la confirmation était un sacrement des morts.

Le C. : Est-ce là ce que j'ai demandé , Régis ?

R. Non. , M. ; vous avez demandé si on pouvait recevoir la confirmation en état de péché mortel , et je réponds qu^on ne le peut pas , parce que c'est un sacrement des vivants, et que pour le recevoir il faut avoir la grâce.

Le C. : C'est bien, M. E. Qu'ai-je demandé, Alphonse , Marie , Emilie, Cécile , etc.?

( Il faut faire cette demande jusqu'à ce que tous les enfants comprennent bien que la confirmation est un sacrement des vivants. Il faut faire successivement la même demande à l'égard de l'eucharistie. Peut-on faire la communion en état de péché mortel? peut-on recevoir le mariage en état de péché mortel, etc.? On pourrait revenir sur le baptême et la pénitence et demander si on pourrait recevoir le baptême en état de péché mortel ; si on peut se confesser quand on est en péché mortel , pour faire mieux apercevoir la différence des sacrements des morts et des sacrements des vivants. )

Le C. : Peut-on recevoir la confirmation en état de péché mortel , André ?

R. Non , M. , parce que c'est un sacrement des vivants.

Le C. : Peut-on se marier en état de péché mortel ?

R. Non , M. , parce que c'est un sacrement des vivants.

Le C. : Peut-on communier étant en état de péché mortel ?

R. Non , M. , parce que Teucharistie est un sacrement des vivants.

Le C. : Peut-on se confesser étant en état dépêché mortel ?

R. Non, M.. . . (Un murmure se fait entendre. André se reprend : ) Oui , M. , oui , M. , on peut se confesser, on est même obligé de le faire si on veut recevoir la vie de la grâce.

Le C. : C'est bien , vous vous êtes repris fort à propos.

( Faites ces diverses questions à plusieurs en les croisant, c'est-à-dire en parlant tantôt des sacrements des morts et des sacrements des vivants. Chargez quelqu'un de reprendre ceux qui se trompent , ce sera le moyen de les rendre tous plus attentifs et de bien classer dans leur mémoire les sacrements des morts et des vivants, idée qui sera mieux développée en parlant de chaque sacrement en particulier. )

Le C. • N'y a-t-il pas quelques sacrements qui, outre la grâce , produisent dans notre ame un effet particulier ?

( Faites répéter la réponse et 'la demande dans tous les bancs , et vous ferez ensuite la demande sur chacun des trois sacrements , afin qu'on retienne-v bien ceux qui impriment un caractère ; demandez si la pénitence et la communion impriment un ca- ' ractère. )

Le C. : Qu'est-ce que le caractère que ces sacrements impriment dans l'ame ?

( Faites faire cette réponse et la demande comme les précédentes. )

Le C. : Peut-on recevoir le baptême plusieurs fois, Julie?

R. Non, M. , parce qu'il imprime un caractère. ( Faites la même demande à plusieurs , faites-la ensuite pour la confirmation , pour l'ordre ; reprenez

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la môme demande pour la pénitence, l'eucharistie.

Le C. : Vous m'avez bien dit , mes chers enfants, que le baptême , le confirmation et l'ordre imprimaient un caractère ; mais je ne comprends pas ce que vous voulez dire. Est-ce qu'il y a dans l'ame une marque distinclive qui met une différence entre i'ame des chrétiens et l'ame des juifs ? Oui , mes enfants^ il y a une différence essentielle que nous ne pouvons pas voir dans la vie présente , mais que Dieu et les Anges aperçoivent, que nous apercevrons nous-mêmes après la mort, et cette différence augmentera notre gloire et notre bonheur ; mais eu attendant, c'est par la foi , par la mémoire , par la reconnaissance, que nous devons y faire attention et en profiter. Ce caractère nous donne droit à des grâces particulières dont nous ferons connaître le détail en parlant de chacun de ces trois sacrements.

Le C. : Y a-t-il une différence entre l'ame des chrétiens et l'ame des juifs , Julie ?

R. Oui, M. , il y a dans l'ame une marque distinclive.

Le C. : Pouvons-nous apercevoir cette différence?

R. Non , M., il n'y a que le bon Dieu et les Anges qui l'aperçoivent.

Le C. : Est-ce que nous ne pourrons jamais voir ce caractère ?

R. M. , nous le verrons dans le ciel , et il fera notre gloire et augmentera notre bonheur.

(Faites répéter les mêmes demandes à plusieurs pour les accoutumer d'avance à apprécier cette grâce. )

LeC: Mes enfants , quoique nous ne puissions pas voir le caractère qui nous est imprimé par les sacrements , nous pouvons nous en faire une idée. Voyons , Clolilde , n'y a-t-il pas une distinction entre les enfants des rois et les enfants des pauvres ?

R. M. , il y a une différence entre les habits qu'ils

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portent : les enfants des rois sont couverts de soie , d'or et d'argent ; tandis que les pauvres sont couverts de haillons , de mauvais habits.

Le C. : Pourriez-vous faire l'application de cette distinction à ceux qui ont reçu le baptême et à ceux qui ne l'ont pas reçu ?

R. Il me semble que ceux qui ont reçu le baptême étant devenus les enfants de Dieu , on peut les comparer aux enfants des rois , tandis que les autres ressemblent aux enfants des pauvres.

Le C : C'est fort bien , M. É. ; mais n'apercevezvous pas une différence entre les enfants des rois et ceux qui ont reçu le baptême?

R. Il y a une grande différence en ce que la distinction des enfants des rois n'est que dans leur habit , au lieu que la distinction des enfants de Dieu est dans l'ame.

Le C. : N'apercevez-vous pas encore une différence dans la durée de ces distinctions ?

R. La distinction des enfants des rois dure peu de temps, tout au plus pendant la vie qui n'est pas plus longue pour eux que pour les autres.

Le C. : Mais croyez-vous que nous porterons dans le ciel notre caractère de chrétien ?

^l. Nous y porterons tellement notre caractère du baptême que ce sera comme notre billet d'entrée ])Our aller au ciel.

Le C. : Comment savez-vous que ce sera notre billet d'entrée ? Mais auparavant je voudrais savoir d'où vous est venu cette idée de billet d'entrée?

R. M., l'autre jour on faisait de la musique dans l'église de mon quartier ; il y avait une magnifique cérémonie. J'aurais bien voulu y entrer avec ma cousine Cécile, mais nous n'avions pas de billets et on ne voulut pas nous laisser entrer ; alors , je dis à ma cousine, pour entrer dans le ciel on n'a pas besoin de billet d'entrée ; elle me répondit : C'est la

grâce sanctifiante qui nous servira de billet d'entrée , et c'est dans le baptême que nous recevons la grâce sanctifiante.

Le C. : Celte petite aventure vous servira de trait d'histoire pour aujourd'hui ; elle donne lieu â des réflexions très- édifiantes. Hélas I mesE., nous ne faisons pas assez attention aux richesses spirituelles que nous procure la Religion et aux distinctions auxquelles nous avons droit : consultez plus souvent la foi , et ses enseignements vous procureront les plus douces consolations.

Demain nous ferons réciter la sixième Leçon. Dites le Symbole des Apôtres , Joseph , mais lentement et distinctement; chantez le cantique : Goûtez, âmes ferventes , pag. 158.

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