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blement leur sensibilité aux rayons X. Pour pouvoir se rendre compte de ce fait, il suffit de superposer deux ou trois morceaux de pellicule vierge ordinaire et de les exposer ensemble à une seule décharge de l'ampoule, en faisant la radiographie d'un animal ou d'un objet quelconque. L'image de l'objet apparaît avec la même intensité dans chaque morceau de pellicule, ce qui prouve que les rayons X n'ont rien perdu de leur force en traversant les divers morceaux. Seulement, cette image manque de
vigueur et les délails sont à peine visibles. Mais, si l’on regarde
No 1. No 2. No 3.
Li. 3. — Photographies d’une souris avec une seule décharge de rupture, sur deux morceaux de pellicule superposés. Nos 1 et 2, images dissocices; n° 3, images superposées.
la mème image en superposant exactement ces morceaux, les contrastes s'ajoutent, tous les détails apparaissent et les noirs deviennent beaucoup plus marqués (fig. 3). Cest cette simple expérience qui nous à décidé à commander les pellicules à double épaisseur de couche sensible et nous en sommes extrêmement salisfaits.
Pour obtenir le déplacement intermittent de la pellicule, nécessaire à la prise des images, nous avons employé, tout d'abord, la croix de Malle, mais nous nous sommes aperçus que ce procédé avait lPinconvénient de faire trop de bruit dans les grandes lréquences et de donner des intervalles peu réguliers à cause des
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différences d'épaisseur de la pellicule et de l'entraînement de celle-ci par un cylindre. Notre chronophotographe actuel apparlient à la classe des chronophotographes à griffe, mais, grâce à un système de leviers établi par M. Noguès, le mouvement de la griffe, pendant le déplacement de la pellicule, est transformé en un mouvement rectiligne et l'entrainement de celle-ci s'opère avec une ex{rême douceur, même aux plus grandes fréquences, jusqu'à 30 et 35 par seconde. La figure 4 montre les trajectoires décrites par chacun de ces leviers pour transformer le mouvement circulaire du plateau qui les entraîne en un mouvement comme celui que décrit la griffe et dont une partie est absolument rectiligne.
Pour éviter les inconvénients dus à l’inertie des pièces mécaniques dans ces chronophotographes à mouvement intermittent, nous avons bien pensé à faire la radio-chronophotographie sur une pellicule animée d'un mouvement régulier et continu. Malheureusement, cetle opération est impossible, car la décharge produite dans l’ampoule par une seule coupure du circuit primaire est une décharge discontinue, donnant plusieurs images, et la durée totale de cette décharge est 1rès variable de 1/200 à 1/500 de seconde. On est donc obligé d’arrèter la pellicule pour obtenir des images nettes, et le plus qu'on puisse en faire c’est de 200 à 500 par seconde suivant la période de la décharge.
En plus du système destiné au déplacement intermittent de la pellicule, notre chronophotographe se compose d’un magasin qui renferme la pellicule vierge et de deux cylindres débiteurs, l’un qui prépare la longueur de pellicule que la griffe doit tirer et l'autre qui absorbe la pellicule débitée par celle-ci. Enfin, une bobine à friction, entraînée par un des arbres moteurs du chronophotographe, enroule la pellicule impressionnée jusqu'à une longueur de 100 mètres. Les organes du chronophotographe sont montés sur un plateau métallique d'un centimètre d'épaisseur qui protège efficacement la pellicule contre les décharges successives de l’ampoule. Au centre de ce plateau se trouve une fenêtre carrée de 6 centimètres de côté, dans laquelle passe la pellicule, guidée par un couloir à friction. Afin d'éviter le voile de la pellicule par la lumière normale, on couvre tous les organes du chronophotographe, avec une boîte en carton dont les bords pénètrent dans