‹ Méthode RadiochronophotographiqueChapitre 21 sur 22 · IV. — Conclusions et résultats · texte numérisé non relu

IV. — Conclusions et résultats

De ce travail se dégagent les conclusions suivantes : 1° La radiochronophotographie est la seule méthode qui permet

de faire l'analyse et la synthèse des mouvements des organes

internes du corps, dans des conditions tout à fait normales.

2 Cette méthode n’est pratiquement réalisable que lorsqu'on arrive à faire, comme nous l'avons fait, la radiographie instantanée des organes en mouvement, c’est-à-dire, la photographie, nette, de

ces organes par une seule décharge de rupture.

30 Pour atteindre ce résultat, il faut avoir, d’une part, une

s ie

bobine puissante, actionnée par un interrupteur à faible résistance et doué d’une très grande vitesse de rupture, et, d'autre part, des pellicules très impressionnables à double couche sensible.

4° À cause de la nature oscillante de la décharge, de sa lenteur relative, et aussi à cause des variations qu’elle éprouve, suivant les conditions de fonctionnement de l'interrupteur, de la bobine et de l'ampoule, la prise des images ne peut pas se faire sur la pellicule en mouvement. Il faut donc que le radiochronophotographe soit à déplacement intermittent et que la décharge se produise au moment où la pellicule est arrètée.

5° Le nombre absolu de radiographies qu'on peut prendre dans l'unité de temps dépend de la durée de la décharge, et comme celle-ci varie entre 1/200 et 1/500 de seconde, la limite de 500 par seconde ne peut pas être dépassée. Avec notre appareil nous pouvons faire, seulement, 30 radiographies par seconde, mais cette limite permet déjà d'entreprendre l'étude de la plupart des mouvements internes du corps.

6° L'obliquité des rayons X et leur propriété particulière de se propager, toujours, en ligne droite, font que l'image qu'ils projettent est agrandie et déformée, et que cette image ne peut ôtre réduite, ni corrigée avant son impression sur la pellicule. Pour cetle raison, il faut se contenter de radiographier de petits animaux, en ayant soin de les mettre tout près de la pellicule et de les placer normalement à la direction des rayons qui partent du centre de l’anticathode. Dans ces conditions, la déformation des images est inappréciable.

1° Les pellicules ainsi obtenues peuvent être projetées directement par le radiochronophotographe; mais si l’on veut se servir des cinématographes ordinaires pour la projection, rien n’est plus: facile. Il suffit de tirer des pellicules positives, en réduisant les images aux dimensions courantes.

8’ Notre appareil radiochronophotographique présente une très grande souplesse et une très grands régularité dans son fonctionnement. [| permet de faire, depuis une radiographie par heure Jusqu'à trente par seconde, et si l’on dispose d'une pellicule de 100 mètres de longueur, on peut, dans une seule expérience, prendre plus de 3.000 photographies d'un même phénomène. Pendant ce temps les diverses opérations s'accomplissent réguliè-

rement et sans aucune intervention de la part de l'expérimentateur. 9° Grâce à ces qualités de notre appareil, nous avons pu réussir

à photographier les mouvements du tube digestif dans la série des

vertébrés, malgré les grandes différences de vitesse que présentent ces mouvements en passant d'un animal à l’autre et pour un même animal dans les diverses portions du tube digestif. Ce n'est pas ici le lieu de faire l’analyse des phénomènes moteurs de la digestion. Nous nous contenterons seulement de reproduire quelques-uns des résultats que nous avons obtenus, afin de montrer la variété et la complexité de ces phénomènes, ainsi que l'intérêt qui s'attache à notre méthode.

Vu par le président de la thèse :

CHaRLes RICHET.

Vu :

Le Doyen : L. LANDOUZY. À Vu et permis d'imprimer, Le vice-recteur de l'Académie de Paris,

Page 1