‹ Méthode RadiochronophotographiqueChapitre 20 sur 22 · MOD · texte numérisé non relu

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nombre de radiographies prises dans l'unité de temps. Ce contrôle est absolument indispensable à toute bonne méthode chronophotographique et nous nous félicitons de l'avoir installé dans la nôtre.

Dans les basses fréquences, ce contrôle se faisait directement par le pendule chargé de mettre en mouvement le moteur. La marche de ce pendule étant invariable et le nombre de contacts sur le cadran étant réglé d'avance, il était facile de savoir la fréquence des images sans aucune autre espèce de contrôle.

Un seul accumulateur, dont le courant se trouve fermé sur le relais chargé d'actionner le moteur et le déclancheur, lorsque l'aiguille de l'horloge touche le contact des heures du cadran, suffit à mettre en marche tout le système. À chacun de ces contacts l’électro-aimant du déclancheur libère la roue des engrenages pendant que le moteur démarre. Aussitôt que le chronophotographe a fait un tour complet, l’ergot de la roue vient au contact du levier du déclancheur et le système se trouve bloqué. Le moteur tourne encore quelques instants, faisant patiner la friction d'entrainement; mais après deux ou {rois secondes, tout le système est au repos complet et les opérations ne recommencent que lorsque l'aiguille touche de nouveau un autre contact du cadran. Grâce à l'automatisme parfait de ce système, on peut entreprendre l'étude des phénomènes les plus lents. En se servant de l'aiguille à minutes pour fermer le courant sur le moteur, et en ne laissant qu'un contact sur le cadran, on ne fait qu’une radiographie par heure, et si la pellicule a 100 mètres de long, l’expérience peut se prolonger plus de quatre mois.

D'un autre côté, le chronophotographe peut tourner en prise directe à la vitesse maxima du moteur, c’est-à-dire à trente tours. par seconde, de sorte que le même appareil peut faire depuis une photographie par heure jusqu’à trente par seconde. Cette grande échelle de fréquence permet de faire avec une extrème aisance l’étude des mouvements digestifs, malgré l'écart considérable de vitesse que présentent ces phénomènes dans la série animale, et même dans les divers organes digestifs. Notre appareil se prête également à faire l'analyse d'autres mouvements beaucoup plus rapides, ceux du cœur, par exemple, et nous nous proposons d'étendre la limite de ses applications.

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TIRAGE DES BANDES positives. — Un des plus grands avantages de la méthode chronophotographiquesur lesautres méthodes employées Jusqu'ici pour l'étude du mouvement est celui de permettre l'analyse el la synthèse des phénomènes moteurs. Ce que l’œil de l’observateur n’a pas pu apprécier, malgré l'examen attentif des épreuves photographiques isolées, la projection cinématograpliique de celles-ci le révèle d’une facon manifeste. Nous avions donc tout intérêt à projeter les résultats obtenus, el quoique nous eussions pu faire cette projection avec les pellicules négatives et notre propre appareil, nous avons pensé qu'il valait mieux tirer les bandes positives avec les chronophotographes ordinaires afin de permettre à tous les expérimentateurs de cinématographier nos résultats. Pour atteindre ce but, nous avons couplé notre radiochronophotographe avec le chronophotographe Lumière, de facon à commander les deux appareils par le même arbre moteur el à faire coïncider les diverses phases de leur mouvement. D'autre part, nous avons orienté le chronophotographe Lumière pour que l’image de la pellicule négalive, projetée par le faisceau lumineux d'une lampe à arc, traverse le système oplique de cet appareil et vienne se former après réduction sur la surface de pellicule positive qui se présente devant sa fenêtre. Dans ces conditions, le tirage des bandes positives devient extrêmement facile, et en moins d'une heure on peut tirer une bande de 100 mètres de longueur, avec plus de 3.000 images. Une fois Le moteur parti, les deux chronophotographes marchent simultanément et avec une concordance parfaite, de sorle que sans aucun soin on arrive au bout des opérations.

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