PONS
rapides qu'il est très diflicile de suivre ces mouvements avec Les yeux el à plus forte raison avec les mains.
Cannon! a fait quelques radiographies isolées du tube intestinal du chat, animal sur lequel il opérait, mais ces épreuves sont très floues et ne donnent pas une idée bien nette des changements de forme de l'intestin. Cet auteur a bien essayé d'éviter le flou des images en faisant agir les rayons X sur la plaque photographique, à peu près au même moment de la respiration. Malheureusement, le temps de pose était encore trop long par rapport à la vitesse des mouvements des anses intestinales, qui est considérable.
Roux et Balthazard se sont aussi rendu compte de la difficulté qu'on éprouve à radiographier les organes digestifs dés mammifères et surtout des gros mammifères, car dans leurs recherches sur les mouvements de l'estomac de l'homme et du chien, ils se sont limités à faire la radioscopie simple de cet organe. C'est seulement dans leurs expériences sur la grenouille qu'ils ont utilisé les procédés radiographiques et afin de monter exactement la façon d'opérer de ces auteurs, nous transcrivons ici la partie de leur travail où ils décrivent leur méthode : « Grâce à l’extrème transparence du corps de l’animal (grenouille), on peut obtenir des radiographies de l'estomac, avec un temps de pose ne dépassant pas une seconde environ, durée suffisante pour avoir une image nette, assez courte pour que la forme de l'estomac ne change pas. Aussi avons-nous pu appliquer à l'étude des contractions de l'estomac et de leur propagation le long du tube digestif, la remarquable méthode de M. le Professeur Marey, la chronophotographie. Noici comment nous procédons : Sur une pellicule de 3 centimètres de largeur et de 75 centimètres de longueur, nous prenons 12 radiographies successives à intervalles réguliers. Le châssis que nous avons construit est protégé par une plaque de plomb de 3 millimètres d'épaisseur contre la pénétration des rayons X. Dans cette plaque est ménagée une ouverture de 3 em. sur 5 devant laquelle on place la grenouille. Une seconde plaque de plomb, placée à l’intérieur du châssis, protège la partie impressionnée de la pellicule. Pour prendre une série de radiographies, on opère en pleine lumière, le châssis étant fermé par un volet de bois que traversent