‹ Méthode spinoziste et méthode hégélienneChapitre 1 sur 37 · UN MOT AU LECTEUR · texte numérisé non relu

UN MOT AU LECTEUR

Platon, Apologie, § xvii.

Voici donc, « puisqu'il faut l'appeler par son nom, » un livre de métaphysique : à vous, lecteur, de juger s'il vient bien à propos au monde.

Doit-on réelleuient en croire certaines rumeurs parvenues jusqu'au sein de la solitude où vit son auteur ? Eu ce cas, il conviendrait d'avouer qu'il aurait assez mal pris son temps pour naître. A une époque où les habiles, où tous ceux qui passent pour comprendre le mieux la vie, se montrent, dit-on, insatiables de plaisirs, d'écus ou de puissance, ce n'est point, paraît-il, sans un véritable sentiuient d'ironique commisération qu'on dit d'un homme : « c'est un métaphysicien ; » et l'on raconte que, de nos jours, une tefle appellation

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