‹ Méthode spinoziste et méthode hégélienneChapitre 8 sur 37 · Timée, § XXIY, XXXIII. - Théétète, gXVIL L · texte numérisé non relu

Timée, § XXIY, XXXIII. - Théétète, gXVIL L

mais qui ne permet pas non plus de la confondre avec la ccrlitude (1).

Une question qui présenterait de rintérèt, ce serait assurément celle-ci : comment se fait-il que ses successeurs aient abandonné sa voie , qui pourtant était la bonne, pour en chercher une autre, alors que toute autre ne pouvait que les égarer?

Pour se rendre compte de ce ftiit, au premier abord étrange et peu compréhensible, il faut se ra,ppelcr dans quelles circonstances s'est produite la doctrine Socratique. La Grèce entière était alors infestée de sophistes en renom, et peureux Athènes était un lieu de prédilection. Amplement munis des arguments les plus captieux, ces hommes habiles exploitaient le goût de la discussion, inné chez le Grec, pour faire de l'or en débitant les propositions les plus extravagantes, et en attaquant les plus indiscutables principes. Il suffit d'ouvrir Aristote ou Platon pour voir combien la lutte était vive, et pour comprendre la position difficile où se trouvait toute science sérieuse devant ces audacieuses négations. En un mot, si l'on veut trouver l'explication cherchée, il faut se souvenir de ce double fait que Protagoras a devancé Socrate, et qu'au momenfToîTBôcrate meurt, Pyrrhon va naître.

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