‹ Méthodes américaines d'éducation générale et techniqueChapitre 139 sur 160 · Conbitions b'abmission. fôoraire bes étubes (Détbobes · texte numérisé non relu

Conbitions b'abmission. fôoraire bes étubes (Détbobes

Tous les collèges se disent supérieurs, mais certains d'entre eux débutent à un niveau scientifique correspondant aux connaissances de la deuxième ou de la troisième année de l'enseignement moyen.

L'achèvement des études d'une école secondaire est prescrit comme condition d'admission dans la généralité de ces écoles. Certaines, plus modestes, se contentent des connaissances de deux années d'études d'école secondaire, notamment la «State School of mineS" à Utah (Lac Salé) et le «Collège of Libéral Arts, Sciences and Engineering» de Lafayetteville (Arkansas).

Le département des ingénieui-s mécaniciens est, dans toutes les écoles, le plus important ; la raison en est que, d'après les statistiques, la moitié des ouvriers américains sont engagés dans les arts mécanifjues et que le quart de la production des Etats-Unis est d'origine mécanique.

Les cours des écoles supérieures sont groupés en départements d'après la nature des études.

Les travaux dans les laboratoires de physique, de chimie, de métallurgie, de mécanique, de résistance des matériaux, ont une importance prédominante ; ils offrent aux élèves les moyens de se familiariser, par des essais et expériences personnelles, avec les principes scientifiques et technologiques qui trouvent leur application dans les branches techniques.

LES KCOI.KS TECHNIQUES Sl'I'KHIEI'HES

La stniclui'o or^aniquo du (l(''i)ai-t(uiieiit dos mécaniciens des "Tecliriical (Collèges" américains, ressort nettement du tal)leau ci-api'ès rensei^^-nant le nombre total d'heures consacn'es aux cours théoriques et aux cours [pratiques par le "Siblev Collège" à Ithaca.

Nombre d'iieures (

le cours pour

Branches de la Section

la diii-éo t

otaie des (

îludes (4 année)

dos iii;,^L'iiieur>-méçaiiiciens

Cours théoriques

l-;xcr'

■iccs (i'a|i|ilic;di(iij

Logi({ue et an^^'lais

Lanj^ues modernes

Matliématiques

Géométrie descriptive .

. Dessin.

Topographie.

. Exercices.

Chimie.

. Laboratoire.

Piiysique

. Laboratoire.

Mécanique .

•■ns

Electrotechnie

. Laboratoire.

Eléments de macliines.

/ Projets el dessins, y 1 compris 108 h dedes- } sina main levée et 234 1 h. de géométrie des- \ criptive et de projets.

Chaudières .

. Laboratoire.

Machines à vapeur. .

ISO

» et excursions

Moteurs hydrauliques .

Projets d'installation .

Matériaux

Laboratoire.

Chauffiige et ventilation

Economie politique et

science des affaires .

Thèse d'examen .

Projets, dessin,

essais.

Ateliers

heures environ.

Li:s ECOLES TECHNIQUES SUPERIEURES

Pour fiiire ressortir la différence entre la formation des ingénieurs américains et celle des nôtres, voici les nombres d'heures consacrées réellement aux branches enseignées dans la section cori'espondante de l'Ecole polytechnique de Bruxelles :

Nombre d'heures de cours pour

la durée to

aie lies études (4 années)

Branches dr la Section

des Ingénieurs-mécaniciens

Cours

Exercices

théoriques

d'application

Français : rédaction.

Langues modernes ....

Algèbre supérieure ....

Calcul différentiel .

Calcul intégral . . . i

iO.J ' 3f5

Calcul des variations . i

Calcul des ditférences

Géométrie analytique

Géométrie descriptive

Mécanique analytique

Cours de physique expérimentale .

Chimie générale inorganique et

organique .

Eléments d'astronomie et de géodésie

Eléments de physique mathématique.

Eléments de calcul des probabilités.

Dessin à main levée

Travaux graphiques

790 h. Applications de

Graphostatique ....

géométrie descript,

Description, construction et applica-

tion des machines

Stabilité des constructions

Minéralogie ....

Quelques heures de pratique au laboratoire.

Exploitation des mines

Visites

Constructions du génie civil .

2 projets de pont et uu projet de route à faire ctii a soi.

Architecture .....

Mécanique appliquée

Métallurgie .....

Chimie industrielle

Hydraulique

Exploitation des chemins de fer

Physique industrielle et électricité.

Topographie

6 à 10 matinées le

Exercices pratiques d'électricité

dimanche.

Essais de résistance des matériaux

25 h. environ

et essais de machines

Travaux graphiques et exercices de

mécanique appliquée

180 h. environ (récent)

Géologie ......

30 h à volonté.

Electrolechnie. ....

1300 h. approximativement.

(1) Projets de gares, de théâtres, etc„ à faire à domicile.

l.KS ÉCOI.ES TECHNIQUES SUPÉRIEURES

Si l'on retranche des cours théoriques du "Sibley Collège, les 270 heures de langues, il ne reste que 18 lo heures de cours théoriques contre 21(-;o heures de iiiMiiipuhi lions de hihoriitoire

682 LES ÉCOLES TECHNIQUES SUrÉRIEURES

et d'atelier, alors que l'école poljtechnique de Bruxelles, qui représente le type moyen de nos écoles, ne comporte que 1300 heures environ de travaux d'application contre 2161 heures de théorie. Ces chiffres caractérisent les deux systèmes. L'enseignement des Collèges techniques américains se différencie encore du nôtre à d'autres points de vue :

1) Le nombre restremt d'heures de leçon — en moyenne 30 par semaine — qui impose aux élèves l'obligation de suppléer aux cours par des travaux personnels.

Ces travaux personnels consistent dans l'étude des ouvrages de réféi'ence. Le professeur se borne, en ordre principal, à interroge!" sur les matières étudiées, à faire le calcul d'exemples au tableau et à donner des explications complémentaires pour combler les lacunes que l'étude personnelle aurait laissées dans l'esprit des élèves. Accessoirement, il expose dans des leçons orales certaines théories appuyées, d'après le cas, d'expériences plus ou moins nombreuses.

2) L'enseignement dans la langue matérielle. Cours de logique.

On est étonné de trouver au programme des instituts supérieurs tels que le "Stevens Inslitute'-, qui forme spécialement des ingénieurs mécaniciens, un cours de logique et de langue anglaise. La «Worcester Engineering school" et le "Massachusets Institute of technology" ont également nu programme d'études des ingénieurs un cours d'anglais dont le développement requiert, dans le dernier, 510 heures de leçons réparties sur trois années d'études.

Le but de ces cours est de donner à l'élève la possession complète de la langue anglaise, de lui donner la correction et la précision du vocabulaire, de compléter et de renforcer par l'étude des principes de la logique, l'éducation du raisonnement résultant de l'étude des mathématiques et des sciences expérimentales.

Dans les deux premières années d'études du ^Stevens Institute'-, les travaux enseignés aux élèves se rapportent à l'étude des auteurs classiques et de la logique; en troisième année, les principes étudiés se résolvent dans la composition de thèmes, d'exercices pratiques de rédaction et de conférences suivies de discussions.

'•'^iet'dV™,. ";,;;x'"^èves i'T '",■' ''!" ,'"<^^-'^''«™o"' pour ^«"« l'exp,.essi,.„ <,ni,.e et ' ox cte J^'T" f '" '''' •^'"■'"é l"«i'luo de leurs idées. '■ ''""'* '■' Présenlalion

684 LKS ÉCOLES 'JKCHMQUES SUl'ÉRIEURES

Un des côtés intéressants du cours est le régime des conférences données, à tour de rôle, par les élèves sur des sujets pratiques et scientifiques et suivies de débats, dans lesquels le conférencier défend ses idées contre ses camarades contradicteurs.

L'étude des auteurs classiques anglais se poursuit pendant les deux années. Les administrateurs du "Stevens InstitutC" sont d'avis que la connaissance exacte des mots et des expressions et leur emploi approprié ne peuvent mieux s'acquérir que par l'étude des grands auteurs. Les œuvres littéraires sont étudiées en connexité avec l'histoire des temps où vivaient leurs auteurs et dans leur rapport avec la vie nationale et les faits sociaux de l'époque. Le ^Stevens Institute» justifie ainsi le cours d'anglais : dans la pratique de sa profession l'ingénieur-mécanicien est en relation avec deux catégories de personnes : d'une part, les ouvriers et agents d'exécution, d'autre part, les administrateurs de l'industrie, que l'ingénieur peut être appelé à diriger. A ceux-ci il doit pouvoir exposer clairement, en un langage non technique, les méthodes d'exploitation; il faut qu'il soit capable de dresser un plan d'action et de le développer oralement et par écrit. Aux ouvriers de tous grades, chargés de l'exécution des projets, il doit pouvoir donner des explications simples et tenir le langage qui convient pour gagner leur sympathie et faire d'eux des collaborateurs respectueux.

Le cours de logique initie l'élève aux régies à suivre pour comprendre et démontrer la vérité. Par des exemples pratiques et des exercices, il étudie les lois, les diverses formes et les erreurs des raisonnements déductif et inductif.

3) Aucmie dépense n'est épargnée pour éviter toute perte de temps en dictées et copies en classe. Des résumés de leçons, des syllabus, des bleus d'après croquis et des photographies sont largement mis à la disposition des élèves, qui les réunissent en cahiers au fur et à mesure de l'avancement des cours. La copie des questions à poser en classe et à résoudre par écrit sont également imprimées à leur intention. Pour l'exécution de tous ces travaux matériels, les écoles américaines possèdent un personnel nombreux installé dans des bureaux richement meublés. L'administration de tous les

LKS KCOLKS IKCIINIOUKS Sri'ÉRIiaHlvS

étalilissemenls d'enseijjnement est d'tiilleurs f.iito sur un pl;in acUr. A l'Institut de Technologie du Massacliusot, les bui-eaux installas nulniir de la salle des i)as-i)erdus du "Rogers Building» ne le eèdenl en lien à ceux d'une administration publique :

686 LES ÉCOLES TECHNIQUES SUPÉRIEURES

aux bureaux du trésorier, du comptable et de leur nombreux personnel, font face le cabinet du secrétariat, dont dépend un bureau pour employés, et le cabinet du Président-Directeur. Des appareils téléphoniques sont placés sur toutes les tables et on entend partout le tapotement des machines à écrire. La bibliothèque, desservie par un chef bibliothécaire et des aides, occupe une vaste salle bien éclairée et meublée avec confort. Les lecteurs prennent place autour des tables en chêne sur des chaises et fauteuils; ils peuvent même se reposer dans de luxueux canapés. L'Américain aime le confort et les bibliothè(iues publiques et scolaires sont outillées pour satisfaire ses goûts.

4) Les laboratoires. — La caractéristifjue la plus marquante de l'organisation matérielle des écoles techniques supérieures est la richesse, l'ordonnance parfaite, le nombre surprenant de laboratoires dans lesquels les élèves exécutent eux-mêmes, suivant les indications de S3ilabus substantiels, une série de travaux qui constituent la base des cours.

La valeur de l'instruction de laboratoire comme élément fondamental de l'éducation générale et la vraie fonction de pareille instruction n'ont été reconnues que dans la seconde moitié du xix® siècle. Dès le début, les écoles supérieures américaines ont assigné un rôle capital aux travaux d'expérience confiés à l'initiative des élèves.

Une des plus anciennes, le «Massachusets Institute de Boston, actuellement le plus important établissement d'instruction technique du monde entier, possède depuis 1865 des laboratoires de mécanique appliquée.

«L'éducation d'un ingénieur doit être basée à la fois sur des études théoriques et sur des travaux pratiques de laboratoire et d'atelier. La connaissance parfaite des principes scientifiques et techniques doit s'acquérir par un enseignement qui fasse naître des habitudes d'observation sévère et de raisonnement exact et qui provoque la culture générale» : telle est la pensée du fondateur; elle est restée le credo de l'Listitut qui s'efforce depuis bientôt un demi-siècle à donner toujours plus d'extension à ses laboratoires et ateliers.

Les autres instituts ont immédiatement emboîté le pas. L'influence des laboratoires est telle qu'aucune école technique

LES ÉCOLIiS TEGIINIQUKS SUPÉRIEURES

supérieure ne peut conserver sa i)osilion, sans posséder un oulillag-e complet pour la recherche et les démonstrations des faits scientifiques el technologiques fondamentaux. Les sommes dépensées annuellement dans ce Lut sont fantastiques. D'après W'amsley (l), les dépenses annuelles des écoles

il) Transatlantic Engineering Schools and Engineering Journal of the Institution of Electrical Engineers. 1904. London G. and F. Spon.

LES ECOLES TECHNIQUES SUPERIEURES

tecliniques supérieures seraient de 240 millions de francs dont plus de 75 millions provenant de la munificence privée.

La simple énumération ci-après des groupes de laboratoires relevant des départements techniques de l'Institut de Technologie de Boston, et l'indication sommaire des appareils ({u'ils renferment, sutTiront pour donner une idée de la variété de leur outillage.

Fig. 33/. — Le laboratoire des moteurs à explosion du Collège Sibley

1. Les laboratoires se rapportant à la construction des machines se subdivisent en un laboratoire de ?nécanique appliquée et un laboratoire spécial pour l'étude de la vapeia^ (fig. 331).

2. Le -John Cummings Laborator}'» de mines et de métallurgie.

3. Les laboratoires de chimie générale fondés par Kidder et de chimie industrielle (fig. 332).

LES ÉCOLES TECHNIQUES SUPÉRIEURES 689

•1. Le laboratoire de recherches physico-chimiques.

5. Les laboratoires « Auguste Lovvell» (Véleclricilé expé?^mentale et industrielle (fif^*. 333, 334).

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