Perforage du papier
Suivant la doctrine frœbelienne, chaque groupe d'occupations a un rôle défini : les blocs et le cartonnage développent les talents constructifs et l'imagination ; le pliage et le découpage du papier stimulent les facultés d'invention et préparent l'élève à tracer, par le pinceau ou le crayon, le produit de la mémoire et de l'imagination. La tendance artistique et la formation du goût s'accusent dans le tissage, la broderie, le dessin et dans les jeux (flg. 7 et 8).
L'œuvre de Frœbel est restée inachevée; il n'a traité que des "Kindergarten-» actuellement répandues dans le monde entier. Il est regrettable, pour la civilisation, que ce grand pédagogue n'ait pas formulé l'éducation de l'adolescent. Il y aurait vraisemblablement exposé un corps de doctrines d'une grande puissance, qui auraient orienté les éducateurs dans des directions non entrevues.
Son œuvre inachevée renferme néanmoins, dans ses principes, la justification des travaux manuels comme moyen d'éducation intellectuelle et morale.
Les Américains ont fait un accueil chaleureux aux théories de Frœbel et ont introduit avec empressement les travaux
KNSKKJNKMKiNr KLKM'''M AlUK
iiiiiimcls diiiis les (''Cdlcs [)i-iiii;iii-('s ; iii;iis ils ne l(.'s oui pas adoptés scrvUoiiiuiit ; ils so soiil cU'ofcés de. les adapter au '•vnic et à la luentalilé do la po[)ulation.
Suivant l'opinion des éducateurs les plus en vue, le '•plan d'éducation que Fr(Phel a conc^'u, à une époque et
«dans un pays déterminés, ne peut s'appliquer à la vie «moderne des Etats-Unis. Nous suivons le système dans son «esprit, mais nous puisons les applications dans les nouvelles «directions de notre activité nationale et, spécialement, dans «rindusti'ie et les métiers américains^'.
Ils ne s'en tiennent pas à la lettre conventionnelle de la doctrine, c'est-à-dire au jeu de cubes, au pliage, au tissage du papier, à la pose des Lâtonnets, etc. Comme le lecteur
KNSKKîNKMKNT KLKMRNTAIRK 49
pourra le coiislator, ils l'ont élargie et assouplie eu introduisant dans le domaine scolaire des travaux plus positifs se rapportant au ménage, au jardin, aux champs, aux métiers; ils y ont dé[)osé une gTande richesse d'invention.
Edwin P. Seaver, superintendant des écoles à P>oston (1), exprime en ces termes un des l)uts des travaux manuels, considéré comme capital, suivant les conceptions américaines :
"L'esprit liumain crée et acquiert des connaissances; ses «facultés créatrices doivent être cultivées à l'ég-al des facultés "d'acquisition ; il importe de développer ces deux moyens de "formation de connaissances, dès la tendre enfance et jusqu'à «l'àg-e adulte, à travers toutes les études. Dans ce but, il "faut placer parmi les branches du programme des écoles "des exercices systématiques ({ui mettent les jeunes gens en "état de transformer la pensée en action, de passer des «idées et des sentiments intimes à la représentation matérielle "de ces idées et sentiments."
3. Cien entre les occupations enfantines et les travau;c manuels b'atelier
Jusqu'il y a vingt ans, il n'existait, dans les écoles américaines, aucune forme normale bien définie de travaux manuels pour les enfants de six à dix ans, c'est-à-dire pour l'école primaire proprement dite.
Depuis lors, on a été amené à considérer ces travaux comme une extension du système des leçons de choses; si ces leçons apprennent à observer, les travaux apprennent à créer et à exécuter ; le principe de création trouve surtout son expression dans les leçons de dessin, de géométrie et dans les cours d'observation. L'exécution est l'œuvre propre des travaux manuels.
(1) Report of Iho Commission appointcd lo iiivestigate the existiiig Systems of manual training. Boston.
Ce rapport, très documenté, met en évidence l'élal actuel de la question des travaux manuels.
Le lien entre les occupations enfantines des écoles Frœbel et les travaux manuels d'atelier enseignés dès l'âge de dix à douze ans, est établi de multiples façons dans les
diverses écoles des villes. La spontanéité des initiatives particulières, qui se manifeste très heureusement en l'absence de prescriptions générales et de réglementation centrale exclues des écoles américaines, a trcjuvé des solutions fort
ENSEIGNEMEN'l' laJ'lMEN'IAIHI-: ol
intéressantes en ce qui conccM'iic, le ])assajj;e, le pont de l'école Frœbel, aux travaux manuels d'atelier. L(^s matériaux les plus variés ont été essayés et utilisés dans les constructions. Un excellent exemi)le nous est foui'ui i)ar la méthode, suivie avec l)eaucoup de succès dans les écoles de Ncw-'^'oi-k, sous la direction du sujxu'visor, M. Picwick.
On y pratique le modelage, les constructions en papier, le tressage. Le modelage suggère des constructions ébauchées d'une masse plastique et qui présentent donc trois dimensions ;
les constructions en papier reposent sur la notion des deux dimensions; et enfin la construction avec des fils, de la corde, dans laquelle domine la ligne, envisage la seule longueur.
Le problème de l'enseignement se réduit à la sélection du matériel désirable pour tous les types de travaux ; chaque matériel a, en effet, ses limites et ses possibilités ; chacun se plie h un but spécial ; tous sont utiles à un cours approfondi de travaux manuels.
Gomme caractère et volume, les travaux varient infiniment d'école à école. Nous ne pouvons mieux fixer les idées que par la reproduction des dessins faits et des objets construits par les enfants de l'école t^'pe de New-York, dans le cours des premières années d'études.
Certaines villes, dont New- York, ont organisé, parmi les enfants des écoles, des promotions semestrielles ; les matières des programmes sont réparties dans chaque année en deux degrés ou, pour conserver la locution consacrée, en deux -grades- dénommés A et B. C'est sous cette appellation que nous présenterons la photographie de quelques dessins et oljjets que nous mettons sous les yeux du lecteur, pour en souligner avec lui l'esprit et la méthode.
Dans beaucoup d'écoles américaines, à l'exemple de New- York, le dessin et les travaux manuels des cours primaires gravitent autour de certaines idées fondamentales appelées des - centres d'intérêt " qui se trouvent dans le rayon d'observation des enfants. Ces centres sont :
1° La maison : occupations, devoirs, plaisirs de la famille.
2" La vie de la communauté : moyens de transports, occupation des habitants, amusements.
3" La vie scolaire.
4" La langue maternelle.
ô" Les. vacances.
5" L'étude de la nature.
Suivant un procédé constant, la discussion entre les professeurs et élèves fait surgir de ces "centre^; d'intérêt" les sujets à traiter ; l'enfant s'y appli(|ue avec ardeur, son imagination y attache des sentiments et des souvenirs ; il y poursuit la réalisation tanjiil)le d'une pensée personnelle.
La leclini(iuc du dessin — qu'on nous [jardonne le mol, appliqué aux pi-oniiers hé^aienjents <:;rai)hi(pies d'enlVinls de six à neuf ans — est vai'iée de lornie, comme l'est d'ailleui-s le but.
Les élèves dessinent à main levée d'après les objets (pii leur sont familiers et acquièrent ainsi le sens el le jiiiîcment des formes et des proportions.
Les feuilles, Heurs et fruits, les formes animales, les jouets et les objels (|iii illustrent les incidents de la vie enfantine, sont autant de sujets de travaux.
A côté du dessin à nuiin levée, se place le t)-acail coiislruciif qui apprend aux enfants à exprimer leurs idées dans des travaux manuels et tend à leui- donner des habitudes de précision el de netteté. Les objets à construire sont ceux qui sont suggérés par les études à l'école (les lectures, l'étude de la nature) dans les jeux, les occupations familiales, les activités sociales, etc., suivant le plan défini par les '-centres d'intérêt".
Le dessin de construction, que les enfants i)raliquent dès le second semestre de la première année d'études, consiste dans le tracé du i)lan coté d'un objet répondant à certaines conditions d'usage et de dimensions, de proportion, de beauté dans les foi-mes ; à ces objets, les enfants a])pliquent une décoration de leur jjropre invention ; aucun de ces dessins n'est fait servilement d'après un modèle ou une dictée ; tous sont des conceptions qui jaillissent des discussions entre élèves et pi'ofesseurs ; leurs formes et leurs dimensions se préciseiit au cours des entretiens qui se font la mesure à la main. Lorsque le plan est nettement arrêté, les enfants le fixent sur le papioi-, le cotent et l'exécutent. Faire créer des formes personnelles, spontanées, et leur faire donner par chaque enfant des dimensions qui correspondent à ses goiits et à la destination qu'il assigne à l'objet à construire, tel est le princii)e du cours. Dans une classe de trente enfants, i)as deux travaux ne sont identiques. Rien ne répugne plus à l'esprit américain que l'uniformité, le laminage des idées ; éveiller la personnalité des enfants et en provoquer les manifestations, exciter leur esprit d'invention, de création et d'exécution, telle est l'essence même des méthodes d'éducati(tn.
Le souci qu'a l'école de donner aux facultés des enfants tout leur essor se montre clairement dans le dessin pittoresque.
La méthode procède comme suit : par un récit, une lecture ou la discussion, toujours rattachés aux •< centres d'intérêt», le professeur suggère, par exemple, l'idée de l'hiver et des mo3'ens de transport dont se servent les habitants des pays du Nord. Suivant son tempérament et l'ardeur de son imagination, chaque élève se fait une idée de ces i-égions, de leurs aspects ; il place dans un paj'sage selon son inspiration personnelle, un traîneau attelé de rennes, des sapins chargés de neige, un ciel gris.
Fig 9. — Dessin illustrant les pays du Nord, exécuté par des enfants de 6 à 7 ans
Lorsque l'image mentale a pris une forme précise, les enfants tracent la scène dans ses grandes lignes sur papier, à la pointe du pinceau, en noir ou aux couleurs à l'eau (flg. 9). Ces dessins sont évidemment maladroits, naïfs et fautifs dans les détails, qui sont intentionnellement négligés ; ce qui est admirable, c'est la sincérité, le naturel et dans nombre de cas, la vigueur et le caractère de l'expression d'idées. Pas deux dessins ne sont similaires comme sujets et comme disposition. Les travaux sont de vrais contes illustrés, dits par des images graphiques, avec lourdeur ou légèreté, avec gravité ou une pointe d'humour ; l'enfant y dévoile sa
mentalilo et y atlirme sa personnalité ; de plus, pai- cette méthode il acupiiert une facilité étonnante à exi)rinier sa pensée par l'image. A travers les études primaires, les élèves font, dans le même esprit des exercices de lavis en couleur ; dans les classes des petits, on s'en tient aux couleurs fondamentales pour s'élever graduellement aux mélanges.
(^conformément au plan si plein d'idées et si vivant des -centres (rintéi'èt", les moyens de transport dans les villes (lig. 10), des scènes de jeux, des sujets empruntés à l'étude (\c la nature, aux occupations familiales, à la vie de la communauté, sont ainsi évoqués dans les classes, scrutés par des discussions suggestives et fixés par le dessin.
Pour initier les élèves à l'expression des idées par le trait et le lavis, rien ne vaut Vexeuiple des belles animées iVay^t : les écoles américaines le comprennent ; aussi, possèdent-elles
Fig. lo. — Les moyens de transport en ville, exécutés par des enfants du Z'^ degré
toutes des collections très riches de gravures et de photographies qui servent de matériel de démonstration dans les le(;ons de dessin et de langage.
Dans certaines écoles, ces études sont soulignées de projections lumineuses ; dans d'autres elles se font sur des gravures en couleur, de très grandes dimensions et d'exécution parfaite.
56 ENSEIGNKMKNT ELEMENTAIRE
Nous avons eu la surprise agréable de voir exjjliquer, d'après des images de toute beauté, devant des enfants de huit à neuf ans, le tableau de ^'an Dyck : Les enfants de Charles F'', Le iiorleur cVeau de Millet, La Fenaison de Julien Dupré. Au cours d'application de l'école normale de Philadelphie, nous avons assisté à un commentaii-e, d'ai)rès projections lumineuses, de la Foire aux chevaux .et de VAftelage des Bœufs, de Kosa l^onheur, des Fils de Ruhens, par Rubens, le Reloiir à la Ferïne, U Angélus, de Millet. Les commentaires du professeur i)lacent les sujets dans les "Centres d'intérêt" des enfants et ont i)our but de faire comprendre une image, de l'interpréter au point de vue de sa signification, d'en faire saisir la beauté.
Une remarque imjjortante se place ici : le dessin à main levée d'objets familiers, le dessin constructif, le dessin pittoresque, l'étude de la couleur et l'étude des tableaux et gravures d'art : tous ces moyens d'éducation entrent en jeu, parallèlement, suivant l'aijpréciation du professeur, qui renforce tel moyen et réduit tel autre, d'après le degré d'avancement des élèves. Ces travaux existent réellement dans toutes les écoles et ne sont pas des articles inscrits dans les programmes pour faire illusion et })ei'pétuer des mensonges administratifs.
A titre documentaire, nous reproduisons, dans les planches suivantes, la totalité des dessins de construction et les croquis des travaux exécutés au cours du premier semestre de la troisième année d'études (grade 3 A) d'une école primaire de New-York. Nous devons ces dessins à la gracieuseté de M. Maxwell, le superintendant de l'instruction publi(|ue (]ui nous a ouvert aimablement toutes les portes des écoles de la métropole américaine. Voici comment la méthode de dessin se réalise dans la ])ratique :
Puisant dans les divers centres d'intérêt, l'élève traite, à main levée, entre autres, les sujets suivants :
Dessiner, dans ses masses, quelque forme suggérée par les plaisirs- des vacances : un chariot, une bartjue, un arbre, une plante, et y apjjliquer" les couleurs ;
S'insi)irant de la vie indienne, il dessine, dans leurs masses, des formes en connexité avec Hiawalha : un canot
ENSEKJNK.MENT KLF^:MENTAIRE
indien, la tente, le berceau, elc. (fi^-'. 12). D'après pose, les enfants es([uissent des scènes telles que : un élève prêt à partir pour l'école, un rameur dans un canot, un ^-arçon qui tire à l'arc.
Pour caractériser des scènes de saisons, les enfants font des dessins ainsi énoncés : es([uisser des formes suggérées par la saison d'hiver : un arbre de Noël, une botte, un traineau. Ils tracent, d'après modèle, des scènes animées toiles que l'homme qui travaille à la pelle, le fermier ])rét h aller au mnrché, l'enfant qui glisse, etc.
Fig. II. — Dessins constructifs se rattachant au centre d'intérêt scolaire : couverture de tampon, de li\"re, enveloppe, portefeuille, etc.
Comme nous l'avons fait remarquer, cha(pie sujet étudié à main levée est re[)ris parallèlement dans le dessin constructif et dans le dessin pittoresque ; l'exécution d'un dessin sous ces trois phases prend généralement une semaine. Dans le " centre d'intérêt ■- scolaire, le professeur choisit, par exemple, les thèmes suivants, toujours discutés préalablement à leur exécution : construire des objets pour usages classiques en leur donnant les dimensions, la forme, les proportions requises : une couverture de livre, une boîte pour crayons, une enveloppe, un portefeuille ; décorer une couverture de livre, de cahier, de porte-feuille, un cadre pour photographie, (tig. 11).
Le travail décoratif consiste dans l'application d'un motif étudié au cours de dessin à main levée. La couverture de livre, dans la fig. il, porte un motif répété de sapin, inventé
par un élevé et appliqué suivant ses goûts ])ersonnels. La décoration simple et originale du portefeuille mérite aussi d'être signalée.
La vie des Indiens est une source intarissable de fantaisie et de dessins d'imagination dont raflfblent les j)etits Américains; la fig. 12 renferme quelques constructions tyi)iques suggérées par les lectures, les récits, l'étude de gravures a3'ant trait aux Peaux-Rouges ; les dessins cotés de berceaux, de carquois, de canots, de parures, sont accompagnés de croquis d'une exécution personnelle et spontanée.
Le "Centre d'intérêt" qu'est la vie de la communauté suggère, par exemple, l'idée des élections, du matériel et
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Fig. 12. — Dessins constructifs se rapportant au centre d'intérêt indien berceau, tente, coiftiire, ornements, canot, etc
(les accessoires (fig-. l;i) ([ui en sont inscparaljles et que l'enfant a l'occasion d'observer dans son quartier; le dessin et la construction, en papier, de la bannière, les transparents, l'esli'ade d'orateurs en plein air, le cor, etc., évoquent dans la vie scolaire raiiiiiialion et la passion virulente des luttes gigantesques (jue soulèvent les élections américaines.
Les occupations sociales se reflètent . clairement dans les dessins de construction représentés dans la fig. M; on y voit : l'arrosoir du jirdinicr public, les charrettes des balayeurs
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Fig. i3. — Constructions tirées du centre d'intérêt la communauté : les élections : bannières, transparents, trompes, estrades, etc.
de rues, l'étalage du marchand de journaux, la charrette à bras, les installations en plein air des cireurs de souliers, etc. La boite à colis postaux, le sac à lettres du facteur, la voiture-poste des Etats-Unis, le tramway, la boite aux lettres, etc., de la fig. 15, sont autant de tranches de vie (pie les modèles transportent dans l'école.
Les vacances d'hiver, le Ghristmas, autre "Centre d'intérêt-, éveille l'idée de traîneaux, de douceurs enfermées dans de belles boites, de jouets et d'autres souvenirs agréables que les professeurs, réellement avisés, font revivre, et traduisent matériellement dans tous les cours et spécialement par le dessin et le modelage. La tlg. 16 en est l'expression parlante et ne nécessite aucun commentaire.
Les esquisses décoratives, qui sortent des mains des enfants, sont parfois pétillantes d'originalité. Voyez dans les fig. 17 et 18 l'humour et la gentillesse de quelques types d'arransements exécutés avec un brio naïf et charmant.
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Fig- 14. — Le centre d'intérêt, occupations sociales : arrocoir, charretie de lialayeur de rue, étalage du marchand de journaux, installations des cireurs de souliers, etc.
L'idée des plaisirs excite surtout les fantaisies créatrices des enfants. La fig. 19 caractérise les dessins constructifs et les modèles qui leur sont inspirés par le souvenir des jeux : la balançoire, la cage des fauves, les bancs, le kiosque du parc, etc., sont l'image même du milieu où l'enfance des grandes villes passe les vacances.
ENSKIGNEMENT ELEMENTAIRE
Le lecteur ne saurait méconnaître la variété d'idées et l'intérêt (fui se condensent dans ces travaux de dessin. La vie de tout nu peupk; y palpite. Combien pauvres et froids apparaissent nos programmes de dessin et de travaux manuels, fouillis de notions amorphes sans 111 conducteur, abstractions géométriques, dénuées de toute idée ou sentiment, comparativement au dessin dans les écoles américaines. Celui-ci, par son attrait et ses méthodes souples et libres, sollicite l'effort, éveille le g-oùt et développe au i)lus haut point la personnalité et l'initiative.
Occu PAT/o/yO
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i5. — La poste, boîte à colis postaux, sac du facteur, voiture poste etc.
ENSHIGNRMHNT ELKMRNTAIRK