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La section des arts domestiques

Cours du jour. — Des cours normaux pour professeurs et des Cours professionnels de couture, de confection (fig. 184), de modes ((ig. 185), de dessin de costumes (fig. 186), de broderie.

l.KS INSTITUTIONS d'eNSEIONEME NT INDUSTRIEL 'Mb

3, La section (Je. scienc^s domestiques. Cours du. Jour. — Des cours normaux i)Our professeurs. Cows du soir. — l:e couture, de confection, de modes, de dessin de CdSlunies.

Fig. i83. — Atelier de modelage et de sculpture sur bois (Pratt)

Cours de ménage. Cours pour la formation de gardesmalades. Cours de cuisine, d'économie domestique, de lavage.

Cours du soir. — De cuisine, de tenue d'une miison.

Fig. 1S4. — Classe de confection (Pratt)

4. La section des Sciences et de Technologie, dont nous faisons une briève description, comprend les groupes de cours suivants :

a) Ecoles du jour. — Pour mécaniciens. Durée 2 ans

" électriciens " 2 •>

» chimistes-praticiens " 2 " " constructeurs de macliines 1 " B) Cours techniques du soir.

Mathématiques.

Electricité expérimentale.

Mécanique pratique.

Chimie techniijue.

Electricité industrielle.

De.ssin à l'aide d'instruments.

Dessin de machines.

Mécanismes.

Machines à vapeur.

Résistance des matériaux.

Fig. ihb. — L'atelier des modes

c) (k)urs professionnels du soir.

Menuiserie.

Modelage industriel.

Plomberie.

Peinture à fresque.

Ajustage à la main et aux machines-outils. Construction de machines-outils.

LES ISNTITITIOXS I) ENSEIGNEMENT INDlsmiEL

5) L(i section des jardins d' enfants.

Elle comprend des cours normaux i)()ur l;i formation d'institutrices gardiennes et un jai'din d'enfants, ainsi qu'un cours normal de jardins d'enfants pour mères.

(■)) La section pour la formation de bibliothécaires, dont nous avons fait mention.

7) Ija section de Védacation physique.

8) L'école normale de travaux jnan.uels.

Dans le caravansérail de cours (fui s'enchevêtrent sur réchi({uier des horaires ; parmi la circulation des milliers d'élèves (pii montent et descendent les escaliers spacieux, ([ui voyagent du sommet aux sous-sols par des ascenseurs à marche ininterrompue, et ({ui envahissent les cjrridors et vestihules, le visiteur européen fraichement débarqué, saisit avec peine le fil de ce dédale. Entraîné par les tlots d'élèves

mpiisuion du costume

de tout âge et des deux sexes, nous voici devant les bureaux, aussi importants et aussi affiiirés que ceux d'une grande administration; nous nous informons auprès des dames buralistes où nous pourrions trouver la tète, le "head" de cette immense organisation ; la secrétaire générale, d'une grâce froide et d'un abord sec, accueille les visiteurs qui défilent ; elle écoute leur demande en fixant sur eux un regard scrutateur.

Accès large partout, "lielp your self-, débrouille-toi, tel est le mot de passe. En trois mots elle esquisse la géographie des lieux, griffonne les noms des personnes à voir, les numéros des salles, des bureaux, des étages et des ascenseurs, et les congédie en leur promettant tous les documents et renseignements; une file de 10-12 visiteurs dont des Japonais, attendent déjà impatiemment leur tour d'entretien.

On s'oriente; en errant d'étage à étage, on voit apparaître par les portes ouvertes des ateliers, des classes, des laboratoires, l'aspect caléidoscopique de cette œuvre gigantesque d'éducation; voici la classe des jardins d'enfants baignée de lumière; on passe les ateliers de peinture bondés de matériel, de chevalets en notant des taclies de fleurs fraîches, des toilettes blanches des dames et les jeunes gens en manche de chemise; dans l'atelier de ciselure une vingtaine d'adolescents cisèlent, brasent, polissent, dessinent de la bijouterie. Le sport ne perd jamais ses droits; au fond du corridor surgit une brigade d'élèves-sportmen, revenant du base-bail : culottes courtes, vareuses sur lesquelles s'étale l'initiale P de l'institut, les épaules et les genoux maigres et nerveux bardés de cuir.

Par l'ascenseur, bondé d'enfants, d'hommes et de dames, nous voilà transporté aux étages; après avoir traversé les relents des laboratoires de chimie et de métallurgie, nous voici arrivé aux laboratoires de physique, de mécanique et d'électricité, terme de nos périgrinations ; des jeunes gens en costume de travail, activement occupés à limer, à ajuster, à connecter et à exécuter des travaux de mesure, nous reçoivent aimablement; ils nous entraînent vers le fond de la salle, montrent du geste deux hommes en bourgeron assis à califourchon sur les paliers de transmission, calant, à coups de marteaux une poulie et burinant une rainure dans l'arbre. Les présentations se font par le traditionnel «Glad to meet you» (heureux de vous rencontrer). Le directeur et son professeur, car ce sont eux, descendent et, avec une bonne grâce parfaite, nous déclarent le bienvenu et nous disent d'être là comme cliez nous.

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