‹ Méthodes américaines d'éducation générale et techniqueChapitre 91 sur 160 · I.fftnrc · texte numérisé non relu

I.fftnrc

Observaiions

Longueur pouces ; largeur^. pouces; haut

Diamètre.

Distance de la libre la i)lus fatiguée

Charge à la limite d'élasticité livres.

Charge maxinia livres.

Tension de la fibre la plus fatiguée à la limite d'élasticité

par pouce carré.

Tension maxima par pouce carré.

Flèche à la limite d'élasticité pouces.

Flèche maxima pouces.

Coefficient de résistance .livres par pouce carré.

Module d'élasticité par pouce cubique.

Description de la cassure.

Croquis de la cassure.

420 LES INSTITUTIONS d'eNSEIGNEMENT INDUSTRIKL

5. Ces travaux b'atelier ôans les écoles inbustrielles Ces travaux bu bois, Ca fonberie. Ca forge

Dans les écoles industrielles du soir et du jour, les travaux manuels du bois et du métal sont invariablement inscrits aux programmes des études, pour un nombre considérable d'beures par semaine. Dans les deux genres d'institutions, de formation ouvrière et de perfectionnement, les systèmes d'enseignement sont identiques. L'exposé que nous faisons des travaux d'atelier de l'école industrielle de Pratt, du "Lewis Institute- de Gliicago et du -Drexel Institute" de Pbiladelpbie s'appliquent en tous points aux cours du soir, donnés dans les mêmes institutions et dans les nombreuses écoles du soir des "Young men Christian Association- établis dans toutes les villes des Etats-Unis. Le mém<3 régime existe au "Spring Garden Institute- à Philadelphie, au «Carnegie Institute" à Pittsbui-g, au "Rochester Institute of Mechanic ArtS" à Rochester, aux diverses écoles du soir installées dans les locaux des écoles secondaires techniques de toutes les villes.

A l'école Pratt, les élèves mécaniciens font :

1° Le travail du bois : la menuiserie, le tournage et le modelage industriel.

2° Le travail du métal : le moulage, la fonderie, la forge, l'ajustage à la main et mécanique, la confection d'outils.

Les élèves électriciens font généralement les mêmes travaux, moins étendus, appropriés à la construction électrique.

En général, les travaux ne sont pas assez spécialisés et ne prennent pas assez de temps pour donner aux élèves la dextérité mécanique, le tour de main d'un praticien professionnel. Néanmoins, ceux qui le désirent 5' trouvent l'occasion d'approfondir un genre de travail, après avoir étudié les principes de tous les travaux et de se spécialiser, en passant par les travaux de réel apprentissage.

A l'école industrielle du "Pratt Institute" 10 périodes sur 35 par semaine, dans la section des mécaniciens et 6 périodes

ïAiS INSTITUTIONS DENSKIGNEMKNT INDUSTRIKI. 121

diins la se. -lion des électriciens, vont aux ti-avaux d'atelier. Le tracail (la bois se fait, dès le di'ilnit de la i)i-eniière année d'études, d'après des niétliodes qui se rapprochent de celles que nous avons lonnuement décrites à propos des écoles secondaires techniques. L'étude des matériaux, des outils et des procédés d'exécution : autour de ces trois éléments se groupent les connaissances technologiipies que les élèves doivent acquérir dans le cours de leurs études. La formation générale cède la place à l'hahileté technique ; les élèves i)arcoui'ent rapidement l'alphabet des procédés fondamentaux de l'emploi des outils d'ajustage, de menuiserie, de tournage, pour aljorder le plus tôt possible la construction des modèles pour la fonderie, l)ut immédiat de ces travaux. Ils s'initient })arallèlement au dessin de modèles et aux principes du moulage et de la fonderie, connaissances qui sont intimement liées à travers les deux années d'études. En effet, dans la construction d'un modèle, si simple qu'il soit, l'élève doit tenir com])te du retrait de la fonte, de la construction du moule, de la dilatation possible du modèle par suite de l'humidité. Il doit construire le moule i)our faciliter le moulage des pièces et la sortie du modèle i)ar une dépouille bien calculée. Il ne doit pas ignorer l'ajustage pour aider au dégrossissage minimum. Il acquiert ces connaissances subtiles et variables, non i)ar des cours de technologie verbale, mais par la prati(iue vécue du travail industriel.

La variété des travaux du modeleur et le degré d'ingéniosité et de réflexion qu'il doit mettre en œuvre sont illimités ; aussi, aucune branche n'offre des sujets mieux choisis pour lui donner de l'iiabileté et de l'intelligence dans l'exécution des travaux en même temps que le raisonnement logique et la méthode.

Dès que l'élève sait lire le dessin d'un modèle et possède les connaissances pratiques pour faire un projet en tenant compte des multiples conditions du moulage ; il aborde des travaux empruntés à un ensemble : une machine-outil, une machine à vapeur ou une installation; dans un plan général qui lui est soumis, il relève les formes et les dimensions d'une pièce coulée; il en extrait le dessin coté, dont il exécute le modèle dans l'atelier en se servant de l'outillage

422 LES INSTITUTIONS D ENStlGNEMEN'J INDUSTRIEL

Fig. 2C9. — ■ Les locaux de l'Ecole industrielle Lewis à Chicago

LKS INSIITITIONS 1) KNSKIGNEMEN'I' I.M)I STRIEI.

o es

mécanique qui se trouve à sa disposition ; il le moule ensuite dans la fonderie, en fait la coulée en fonte ou en acier et le parachève finalement dans l'atelier d'ajustage : telle est la marche constante des travaux.

Le moulage et la pratique de la fonderie du fer et de ïacicr se développent de pair avec le modelage industriel. Parmi les nombreuses fonderies scolaires que nous avons eu l'occasion de visiter, celle du ^- Lewis Institute" nous a paru tout à fait remarquable. Située au 7" étage de l'injmense local (fig. 209) occupé par cet institut, elle est éclairée par des lanternaux qui donnent une lumière très favorable aux travaux de moulage (fig. 210). Autour d'une vaste salle dans laquelle est installé un cubilot, petit type industriel, avec plancher de chargement, monte-charges, etc., sont groupés

Feg. 211. — L'atelier de moulage et la fonderie

les magasins pour le dépôt des pièces coulées et des matériaux divers : cokes, sables, fontes, châssis, le séchoir à noyaux. Les élèves sont assidûment à l'œuvre (fig. 211) ; les débutants préparent le sable ; des groupes plus avancés moulent des pièces de formes diverses, d'apiès des systèmes variés ; d'autres encore préparent le mortier pour noyaux et ébauchent des noyaux de diverses formes ; l'instructeur attentif est à leur côté pour redresser les défauts et donner des conseils. < »n se figure dans quelque fonderie réelle, tant l'organisation du travail est régulièrement ordonnée ; cbaque élève y a sa tâche tracée, le plus souvent en un i-ésumé

LKS INS'l'M'riIONS I) KXSKrGXEMRNT INDUSTRIEL

îippuyc de plans faits, dans les cours de dessin et de modèles exécutés dans l'atelier. Dis élèves vont puiser la fonte au cubilot, la transpoi'tciit dans des poches et, de la faron la plus naturelle, l'ont la coulée des pièces.

Fig. 212. — Pièces de foncierie du (( Pratt Institute »

La photographie (tig. 212) donne une idée du genre de ti'avail auquel les élèves se livrent. Les écoles font des pièces qui pèsent jusque 150 kilog. Le directeur nous dit que les élèves de l'école industrielle du jour ont, dans le courant d'une année, mis le cubilot en route quatorze fois, et le fourneau pour cuivre neuf fois ; qu'ils ont produit 4000 kilogrammes de bonnes })ièces de fonte de fer et d'acier et

Fig. 2i3. — Moule d'un volant

100 kilogrammes de pièces de bronze et de cuivre. La figure 213 donne la vue du moule d'un volant que nous avons vu terminer à l'école Pralt à Brooklyn.

Le moulage et la fonderie de fer et d'acier, problèmes intéressants de la métallurgie moderne, sont transportés dans les écoles industrielles, non par des opérations fictives, ou approchées de la réalité, mais réelles et conformes à la pratique. Les élèves s'appliquent à leur solution avec l'intérêt et l'attention que leur inspire la vérité des opérations et la responsabilité qu'ils ont à la bonne réussite des travaux. Ceux-ci mettent leur intelligence en activité, et produisent le maximum d'effet pour leur éducation industrielle.

Fig. 214. — La lorge de i Ecole Lewis

Le coût de l'installation et du travail de fonderie d'une école industrielle ne dépasse pas celui de l'école secondaire. Le coût du cubilot peut être évalué à 1500 francs maximum, entièrement installé. D'ailleurs la plupart des écoles construisent elles-mêmes leurs machines-outils, les appareils d'essais de résistance de matériaux et l'outillage de démonstration des laboratoires et des ateliers.

LES INSTITUTIONS D KNSEIGNEMENT INDUSTRIKL

L;i ri<j;ure 214 donne l'nspect de la forge de l'école Lewis. Trois mois de cours sont spécialement consacrés aux travaux de /orgeage du fer et de l'aciei'. (Jette })ranclio est étudiée

Fig. 2i5. — Pièces de forge du c( Pratt Institut))

dans ses principes avec le même soin de gradation et de progression que dans les écoles secondaires. La ligure 215 que nous avons prise à l'école de Pratt, indique à la fois la marche suivie et le résultat atteint par ces cours.

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