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DOSAGE DU FER

Lorsqu'on fait, l'analyse complète d'une fonte, d'un acier ou d'un fer, il est fort utile de doser le fer, non par différence, mais par une opération spéciale, qui l'ournit ainsi un moyen de contrôle précieux de l'ensemble des dosages effectués sur les différents éléments. Le dosage du fer peut être fait, soit pondéralement par l'électrolyse, soit par les procédés volumétriques.

L — Par l'électrolyse.

La méthode donnée par. Alex. Glassen fournit de fort bons résultats.

On prend pour électrode négative une capsule de platine d'environ 0'",09 de diamètre, portée par trois petites pointes de platine disposées sur un anneau conducteur, tandis que l'électrode positive est constituée par un disque de platine d'environ 4^'", 5 de diamètre, au milieu duquel est fixée une tige de platine, ou par

un gros fil de platine enroulé en spirale dans un plan horizontal. Le courant est fourni par deux ou trois éléments de Bunsen ou par une pile thérmo- électrique de Clamond chauffée modérément et capable de dégager jusqu'à 20 centimètres cubes de gaz tonnant par minute.

On prépare la solution en attaquant 0^%20ou 0^^,50 des, copeaux métalliques par Tacide chlorhydrique et séparant la silice, comme d'ordinaire, par évaporation lente, au bain de sable ou au bain-marie, dessiccation à 100^ reprise par Tacide et filtration. Le liquide reçu dans la capsule de platine est concentré au bain-marie, puis évaporé avec de Tacide sulfurique pur, de manière à chasser l'acide chlorhydrique. On ajoute alors un peu d'eau et de l'ammoniaque, qui contribue à rendre la liqueur assez conductrice.

On verse dans la capsule de 1 à 2 centimètres cubes d'une solution concentrée d'oxalate de potasse (à 33 p . 1 00), c'est-à-dire moins qu'il n'en faudrait pour former un oxalate double ferroso-potassique avec les 0^^,20 ou O^^SO de fer mis en expérience. On étend à 25 centimètres cubes, on chauffe et on ajoute 3 à 4 grammes d'oxalate d'ammoniaque, qui doivent se dissoudre à chaud, sans produire de précipité.

On ajoute encore de l'eau, jusqu'à avoir 150 à 200 centimètres cubes de liquide, et on soumet à l'électrolyse avec l'aide de la chaleur, en employant un courant capable de dégager 1 à 1 2 centimètres cubes de gaz tonnant ; vers la fin, on renforce l'intensité du courant jusqu'à 15 ou 20 centimètres cubes de gaz par minute.

Le sel ferrique qui existait au début est réduit en sel ferreux et la solution d'abord verte passe au rouge ; puis le fer se dépose sur le platine en formant une couche brillante, d'un gris d'acier, qui adhère fortement à la capsule. A la fin, le liquide devient incolore.

Après avoir continué quelque temps le couraint, on

s'assure qu'il ne reste plus de fer dans le liquide, en puisant quelques gouttes de celui-ci au moyen d*un tube capillaire, les portant sur un verre de montre posé sur un papier blanc , acidifiant par une goutte diacide chlorhydrique et mettant une goutte de ferricyanure de potassium. Il ne doit pas se faire de coloration bleue, comme il s'en produit avec les sels ferreux même très étendus.

La réduction étant complètement achevée, on retire Tanode du liquide, on décante, on lave la capsule à trois reprises avec 5 centimètres cubes d'eau froide et encore trois fois avec de l'alcool concentré. On sèche quelques minutes, dans une étuve à 80 ou 90®, et, après refroidissement, on pèse. La capsule étant tarée, l'augmentation de poids fait connaître la proportion de fer métallique. Le dépôt est bien adhérent à la capsule; il peut rester plusieurs jours exposé à l'air sans s'oxyder.

S'il y a du manganèse avec le fer, il se produit une coloration rouge d'acide permanganique autour de l'anode ; puis, lorsqu'on renforce le courant par un troisième élément Bunsen, il se forme un dépôt noir de bioxyde de manganèse, qui, en partie nage dans la solution, en partie se dépose sur Tanode. Il ne gêne pas le dépôt du fer sur la cathode.

Si le métal contient du cuivre, du cobalt, du nickel, ces métaux se déposent avec le fer, à l'état métallique. Le poids trouvé représente donc le poids total des métaux autres que le manganèse.

Si l'on veut porter dans le tableau d'analyse le poids du fer métallique seul, il faudra retrancher, en outre du poids de ces métaux, déterminé par leurs dosages, celui du fer contenu dans l'oxyde et dans la scorie. Enfin, d'après les expériences de Juptner, le dépôt galvanique contient toujours un peu de carbone (environ 0,07 de son poids] ; il conviendrait donc encore de retrancher cette

quantité pour avoir la- proportion exacte de fer à Tétat métallique*

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