‹ Méthodes de Dosage de Petites Quantités de Mercure: Application à l'Analyse Toxicologique (Travail du Laboratoire de Pharmacie)Chapitre 17 sur 25 · I. — Précipitation du mercure · texte numérisé non relu

I. — Précipitation du mercure

Principe. — On sait que l’addition d’un excès de thiosulfate de sodium produit, dans les solutions de sels de mercure-Il rendues faiblement acides au moyen de l’acide chlorhydrique, puis portées à l’ébullition, un précipité d’abord blanc, puis jaune orangé, et finalement noir de sulfure de mercure-[.

Comme adsorbant, on doit s'adresser ici à une substance précipitant en milieu acide, formée immédiatement après l'insolubilisation du sulfure de mercure-Il. Jai essayé tout d’abord le sulfate de baryum, produit par la précipitation du chlorure de baryum au moyen de sulfate de sodium, ou d'acide sulfurique, ce dernier n’attaquant pas dans ces conditions le sulfure de mercure-IT préalablement formé. Ce mode opératoire a cependant dû être abandonné. En effet, si le précipité se rassemble rapidement, en revanche le sulfate de baryum, insoluble dans les réactifs ordinaires, devra être éliminé en vue du dosage ultérieur du mercure; ceci imphque une manipulation supplémentaire susceptible d'entraîner des pertes.

L'emploi d’un précipité soluble dans les acides évite cet inconvénient. Les carbonates de calcium et de baryum semblent les précipités les plus commodes; fai retenu le sel de ‘alcium, dont M. Golse [45] a montré et utilisé les proprié-

ne

tés fortement adsorbantes à l'égard du mercure, et qui se rassemble rapidement au fond du vase, après fixation du métal, en un précipité bien lassé, que surmonte un liquide parfaitement clair et incolore.

Technique. — La technique suivante a été établie dans le cas particulier du dosage de petites quantités de mercure, dissous à des concentrations inférieures à 4 centigramme par litre d’eau.

La solution renfermant le sel de mercure-If, contenue dans un ballon de 1 lit. f/2 environ, est additionnée de 0 g. 50 de carbonate de calcium et de 5 cc. d'acide chlorhydrique, puis portée à l’ébullition. Dès que le liquide commence à bouillir, on ajoute 5 ec. de solution de thiosulfate de sodium au dixième; le sulfure de mercure-Il noir se forme après un court instant. On neutralise alors la solution en ajoutant prudemment une solution concentrée de carbonate de sodium, jusqu'à cessation d’effervescence; le précipité de carbonate de calcium formé adsorbe ainsi le sulfure de mercure colloïdal.

Le liquide chaud est alors versé dans un grand verre: on lui adjoint les eaux de lavage; il est commode d'employer dans ce but des vases cylindriques en Pyrex de 1 lit. 1/2.

Au bout de deux heures environ, après complet refroidissement, le précipité constitué par le sulfure de mercure-ITf, adsorbé dans le poids de carbonate de calcium initialement mis en œuvre, est entièrement déposé au fond du vase et surmonté d'un liquide incolore et limpide qu'il est aisé de. siphonner en majeure partie sans entraîner de dépôt.

Le précipité doit alors être séparé du liquide restant. La centrifugation exigeant des tubes trop gros, j'ai eu recours à la filtration sur creusets de Gooch, ou sur creusets de verre à paroi filtrante en verre poreux. Afin de pouvoir séparer ultérieurement d’une manière commode le précipité de carbonate de calcium chargé de sullure de mercure, j'ai disposé les creusets de Gooch, ou les creusets en verre, comme je l'ai indiqué précédemment dans l'étude de la réduction des sels de mercure au moyen de l'acide hypophosphoreux (p. 26),

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avec toutefois cette différence que le colmatage à été obtenu avec du carbonate de calcium et non du sulfate de baryum.

Le précipité de sulfure de mercure-Il et de carbonate de calcium est alors filtré, à l’aide d’une légère dépression, sur eau distillée, enfin

les creusets ainsi disposés, puis lavé à | essoré en le laissant traverser par le courant d'air produit par l'aspiration de la trompe. Le creuset est desséché à froid, pendant douze heures environ, dans le vide sulfurique. Après ce temps, le gâteau formé par le revêtement de craie pure et le précipité de carbonate de calcium chargé de mercure a généralement subi, par la dessiccation, un début de retrait; un léger choc suffit, le plus souvent, pour faire tomber, sur un papier glacé, la pastille contenant le sulfure de mercure.

Cet ensemble d'opérations a donc eu pour ellet de concentrer sous un faible volume, le mercure disséminé dans le grand volume de liquide initial.

Les réactifs utilisés sont des plus courants, et en particulier. il n'a pas été fait appel à l’emploi moins commode de l'hydrogène sulfuré. Cette technique permet, en outre, de ne pas utiliser la méhode électrolytique qui nécessite un appareillage spécial et peu répandu.

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