‹ Méthodes de Mesure de l'Activité des Anesthésiques LocauxChapitre 19 sur 67 · FIG · texte numérisé non relu

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thésie par une courbe portée sur un tableau où la ligne des abcisses indiquera les minutes de 0 à 60 et la ligne des ordonnées indiquera le nombre

des excitations au crin de 1 à 100. F2 Prenons comme exemple une anesthésie complète : soit l’anesthésie pro-

voquée sur l’œil droit du lapin I par 2 gouttes d’une solution de chlorhydrate de cocaïne à 2 %-

LRQ, Le Es

À la minute 0 et à la minute 4 le réflexe a été normalement obtenu dès la première excitation.

A la minute 8 il a fallu, pour obtenir le réflexe, 53 excitations.

A la minute 10, après avoir produit plus de 100 excitations, je n’ai pas obtenu le réflexe.

À la minute 12 1; de même.

A la minute 15 de même.

À la minute 20 de même.

A la minute 25, le réflexe a été obtenu à la vingt-septième excitation.

A la minute 30, le réflexe a été obtenu dès la première excitation.

A la minute 35, de même, et ainsi jusqu’à la fin de l’expérience.

Nous avons donc obtenu la courbe ci-dessus : Figure 1.

Nous constatons que l’anesthésie peut être considérée comme complète

de la minute 10 à la minute 20. Nous avons donc, dans ce cas, au moins dix minutes d’anesthésie complète.

Si l’anesthésie est incomplète, nous aurons une autre courbe avec point maximum qui se trouvera en dessous de la ligne d’anesthésie complète. Soit, par exemple, l’anesthésie provoquée sur l’œil gauche du lapin III par 2 gouttes d’une solution de chlorhydrate de cocaïne à 0,50 %.

À la minute 0 et à la minute 4, le réflexe a été normalement obtenu dès la première excitation.

À la minute 8, il a fallu, pour obtenir le réflexe, 33 excitations.

A la minute 10, il a fallu 9 excitations.

À la minute 12 et 30 secondes, 2 excitations ont suffi.

À la minute 15, le réflexe a été obtenu dès la première excitation, et ainsi de suite jusqu’à la fin. Nous avons donc obtenu la courbe suivante : Figure 2.

Pour comparer entre elles ces courbes et exprimer par des chiffres la Valeur de l’anesthésie obtenue, j’additionne tous les nombres d’excitations nécessaires pour produire le réflexe, depuis la huitième minute jusqu’à la minute 60. Conventionnellement, lorsque la centième exçilation est restée sans réponse, je compte 100. Aïnsi, une anesthésie nulle sera évidemment traduite par le chiffre 13, c’est-à-dire qu’il y a eu fermeture des paupières dès la première excitation aux minutes 8, 10, 12 1%, 15, 20, 25, 30, 35, 40, 45, 50, 55, 60, soit 13 excitations avec réponse immédiate. De même dans cette limite de 60 minutes, une anesthésie absolument complète sera exprimée par le chiffre 1.300.

A partir du chiffre 20, je considère qu’il y a anesthésie non douteuse. Ce chiffre représentera donc le seuil de l’anesthésie.

L’anesthésie forte, étudiée plus haut, sera traduite par le chiffre 487. L’anesthésie faible, étudiée plus haut, sera traduite par le chiffre 54.

90 IT est nécessaire de placer la solution anesthésique directement sur la cornée. — Nous avons vu que les auteurs étrangers et en particulier Mor- GENROTH €t GINSBERG (187), FROMHERZ (80) et SoLmann (260) recommandaient dans leur technique, pour anesthésier les yeux des lapins, de placer la solution anesthésique dans le sac de la paupière inférieure et de

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