‹ Méthodes de Mesure de l'Activité des Anesthésiques LocauxChapitre 28 sur 67 · T=10 CO · texte numérisé non relu

T=10 CO

Si l’on a seulement pour but, au cours d’une expérience, de suivre les variations de la chronaxie, on peut se contenter de suivre celles de la capacité chronaxique C : la résistance de circuit de décharge étant pratiquement invariable, C mesure la chronaxie à un facteur constant près.

39 Immédiatement après avoir déterminé la chronaxie, vérifier que la rhéobase n’a pas changé, en constatant que le voltage rhéobasique antérieur correspond toujours au seuil de l’excitation. Dans le cas contraire, recommencer toutes les, déterminations.

40 Si l’on désire la mesure de la rhéobase en intensité, mettre en circuit le galvanomètre. Faire passer un courant constant sous le voltage rhéobasique et lire la déviation.

Toutes nos expériences ont été faites sur le sciatique et le gastrocnémien de Rana esculenta. I1 nous est arrivé d'utiliser, faute de ces dernières, des préparations neuro-musculaires de Rana fusca. Les résultats obtenus alors ne nous ont pas semblé tout à fait comparables. Nous n’en avons pas tenu compte.

Après destruction du cerveau et de la moelle à l’aide d’une forte épingle introduite dans le canal rachidien, on pratique une incision circulaire de la peau vers le milieu du corps de l’animal et on dépouille le train postérieur. Le sciatique est alors disséqué avec soin entre les racines de la région lombaire et le genou, en évitant toute lésion et tout tiraillement. On sectionne ensuite le membre inférieur un peu au-dessus de l'articulation du genou, et on coupe le tendon d'Achille en respectant les insertions supérieures du gastrocnémien. On termine en sectionnant les os de la jambe au-dessous de l'articulation du genou. La préparation comporte ainsi le seul muscle gastrocnémien avec ses insertions supérieures au niveau du genou, et le nerf sciatique disséqué jusqu’à ses racines. A ces dernières, on laisse adhérent un fragment du canal rachidien pour éloigner autant que possible toute lésion de la région du tronc nerveux sur laquelle vont porter les excitations.

Il est préférable d’opérer sur une préparation ne comportant qu'un seul muscle et son nerf, plutôt que d'employer, comme on le fait quelquefois, l’ensemble de la jambe et du pied. On évite ainsi, au cours des déterminations, une confusion possible entre les contractions du muscle étudié et celles de muscles voisins ou sous-jacents.

Page 1