‹ Méthodes de Mesure de l'Activité des Anesthésiques LocauxChapitre 35 sur 67 · DE · texte numérisé non relu

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17e expérience. — Solution pure : inexcitabilité en 20 minutes. 2° expérience. — Solution diluée au 1/2: baisse de chronaxie 50 QE 3e expérience. — Solution diluée au 1/2 : baisse de chronaxie 46 VS

Soit en moyenne une baisse de 48 9,

La baïsse de chronaxie trouvée correspond à une teneur en chlorhydrate de cocaïne de 0,15 %, et pour la solution pure à une teneur de 080081

En fait la solution E était à 0,47 %.

Il y a donc eu une erreur absolue de-0 gr. 17 et une erreur relative, en

moins de 36 %,.

Nous voyons donc que l’erreur relative maximum se trouve au voisinage de 35 %. Cette erreur est donc supérieure à celle que nous avons eu par la méthode de la cornée (20 %). Elle tient à deux sortes de faits :

1° Nous n'avons pas cru pouvoir, comme l’ont fait certains auteurs (From- HERZ (81)), utiliser une même préparation pour effectuer plusieurs expériences successives. L'action du chlorhydrate de cocaïne est en effet, dans certains cas, si forte, que nous ne sommes pas du tout certain de remettre par lavages le nerf dans son état primitif. De plus nous avons si souvent vu $’al-

térer en quelques heures l’excitabilité normale du nerf isolé qu’il ne nous paraît pas possible d'effectuer des expériences de très longue durée sur une même préparation. De ce fait, ayant donc changé de préparation pour chaque essai, nous nous sommes trouvé en présence des variations individuelles de sensibilité des animaux, qui nuisent à tous les essais pharmacologiques.

Une seule façon d'agir, dans ce cas, pouvait atténuer ces différences. Il fallait effectuer de nombreux essais, et en prendre les moyennes. Les essais que nous avons présentés ont été faits selon ce principe, mais les expériences ont été trop peu nombreuses. Nous pensons que s’il nous avait été possible d'effectuer des essais plus nombreux, dix par exemple, nous aurions amélioré de beaucoup nos résultats. Nous avons du reste procédé de cette façon, comme nous le verrons, pour l’essai même des anesthésiques locaux succédanés de la cocaïne.

2° Les expériences de contrôle, citées plus haut, ont été faites à une période où nous n’étions pas encore tout à fait maître de notre technique.

Nous avions notamment tendance à fatiguer, plus qu’il ne fallait, la préparation en voulant vérifier à trop courts intervalles les chiffres obtenus. Nous verrons plus loin, dans l’essai sur le nerf sensitif, que nos chiffres de contrôle sont nettement plus favorables (limite d’erreur 22 %). Nous pensons pouvoir dire que cette amélioration des résultats, obtenus par une méthode nettement plus délicate, tient en très grande partie à notre plus grande expérience technique. :

Quoi qu’il en soit, les chiffres obtenus, dans la suite, pour l’essai de nombreuses substances anesthésiques se sont toujours montrés très satis-

faisants. Nous considérons donc la méthode que nous venons d’exposer comme parfaitement suffisante, à condition de suivre rigoureusement la technique proposée, et d’atténuer, autant que possible, les différences individuelles des animaux en effectuant dé nombreuses expériences.

Notons pour terminer que cette méthode est utilisée journellement, et avec succès, au laboratoire de pharmacologie de la Faculté de Médecine par les élèves de M. le professeur TIFFENEAU.

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