‹ Méthodes récentes dans le traitement des varices par les injections sclérosantes: Essai de mise au pointChapitre 19 sur 22 · NAS · texte numérisé non relu

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pérature locale. Il ne faut pas le confondre avec l'œdème variqueux, qui disparaît au contraire progressivement au fur et à mesure que l’on traite le membre atteint.

Il nous a été donné d'observer un autre incident qui n'a pas-encore été décrit à notre connaissance, et dont nous apportons l'observation. 11 s'agissait d’un malade chez lequel les sclérosantes ont déterminé un eczéma local se reproduisant à chaque injection et obligeant finalement à abandonner le traitement.

Un autre incident très rare, mais cepedant déjà observé et publié par certains auteurs, et que nous avons pu rencontrer chez deux malades différents, est le suivant : Après deux ou trois injections faites sans incident à-la partie inférieure de la saphène interne, le malade voit non sans surprise la région selérosée sur cr” à six Cm., gagner quelques jours après et sans nouvelle injection, les cinq ou six centimètres suivants, et ainsi de proche en proche. En pareil cas, la maladie est obligé de s’aliter, mais alors la sclérose s'étend peu à peu à la totalité du réseau veineux superficiel, et le palient se trouve guéri au prix d’une seule injection et d’une quinzaine de jours de repos forcé, sans autre incident d’ailleurs.

Echecs

Dans des cas très rares, le traitement né peut être continué, Il en a été ainsi dans les cas que nous citons,

où l’eczéma présentait une recrudescence à chaque pi-

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qüre, et dans les deux cas entrepris après phlébite. Mais on peut dire qu'en dehors de ces faits très exceptionnels, le traitement ne connaît que des échecs relatifs et passagers. Nous voulons dire que tout d’abord la sclérose n’est pas obtenue par lés premières in jections. La veine « ne-prend pas ». C’est alors que l’on a employé un produit à pouvoir sclérogène insuffisant, non en rapport, par exemple, avec une veine très volumineuse. Il faut alors abandonner les sclérosants faibles (salicylate à 20 %) et recourir à des produits plus actifs, tels que le salicylate à 30 % ou 40 %, le morrhuate de sodium, ou la solution ‘de Lucor. Presque jamais, alors, on ne rencontrera de veine résistant absolument à la sclérose. À la rigueur, on circonscrirait le segment résistant par d’autres injections, pour en reprendre ensuite l’abord direct et finalement en ob-

tenir l’oblitération.

Suiles à longue échéance

Lorsqu'on revoit après quelques mois un malade traité par les injections sclérosantes correctement conduites, on ne constate habituellement rien d’anormal. Assez souvent cependant, le malade ressent encore, à la fatigue, une très discrète douleur tensive, parfaitement supportable, dont il ne s'inquiète pas et qui va d’ailleurs en s’atténuant. Il n’est pas rare non plus qu'une pigmentation cuivrée ou rougeâtre persiste aux points où la réaction de périphlébite s’est trouvée le plus intense. Rarement, on observe sur le trajet des

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veines des nodules indurés ; ils ont été signalés pourtant

dans les cas traités par les sels de quinine ou le glu-

cose.

On a pu écrire que le traitement des varices une fois mené à bien, on n’observait jamais de récidive. Cette opinion est fort exagérée, et il n’est même pas mauvais de prévenir le malade de la possibilité de voir réapparaître, quelque six mois après, des varices. Nous avons vu assez souvent des varices réellement et complètement sclérosées, qui longtemps après sont redevenues perméables et dilatées. À plus forte raison si on laisse quelques veines trop difficiles à cathétériser, elles continuent à grossir et le réseau variqueux à s'étendre. Il faut donc revoir les malades de temps en temps, une ou deux fois par an par exemple, et il ÿ aura souvent lieu alors de leur refaire une ou deux injections nouvelles tantôt dans une région non encore traitée, tantôt au contraire sur un point portant encore la trace de la pigmentation qui souvent persiste après la périveinite consécutive à une injection qui a réussi.

En résumé, le malade traité par les injections selérosantes n’est pas définitivement guéri, Il devra être surveillé et revu régulièrement. Il sera bon qu'il suive un petit traitement médicamenteux contenant les toniques habituels du système veineux ; une cure hydrominérale ne sera pas toujours inutile. Mais dans la très grande majorité des cas, les résultats sont excellents

et durables.

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