CONCLUSIONS
1° Le traitement des varices par les injections sclérosantes remonte à l'invention de Ja seringue de Pravaz au milieu du siècle dernier, mais n’est entré dans la pratique qu'avec la méthode de Sicarp (1918). Depuis lors, on n’a apporté à cette méthode que des modifications de détail dans la technique et la conduite du traitement ; on a surtout expérimenté des produits sclérosants nouveaux. I semble possible, à l'heure actuelle, de dégager d’une étude d’ensemble des règles valables dans la pratique courante ;
2° Le recours aux injections sclérosantes est indiqué chaque fois que l’on se trouve en présence de varices ne présentant pas de poussée évolutive inflammatoire. Bien que l'étendue des lésions ne soit pas une contreindication, il y a intérêt à commencer le traitement dès l'apparition des premières varices, quitte à faire de temps à autre par la suite, quelques injections « d’entretien » si de nouvelles varices viennent à apparaître.
3° Le salicylate de soude et la solution iodo-iodurée, bien maniés selon une technique minutieuse dont nous avons cherché à régler les détails, permettent de venir à bout dans de bonnes conditions de la grande majorité des cas.
4° Les incidents et les échecs de cette technique,
d'ailleurs rares, engageront à recourir à d’autres produits. Si l’on se trouve en présence de cas où la sclérose « prend mal » même avec du salicylate en solution concentrée, on utilisera des produits à pouvoir sclérogène élevé, tels que la glycérine et le chlorure de sodium.
5° D’autres fois, au contraire, la fragilité des parois veineuses ou la ténuité des varices engageront, par crainte d’une action caustique extraveineuse, à employer des produits de faible causticité, comme les sels de quinine, ou le morrhuate de soude. Les mêmes produits seront bien entendu indiqués chaque fois que l'injection endoveineuse présentera des difficultés spéciales : varicosités superficielles, angiomes veineux, varicocèles, hémorroïdes.
6° Le choix d’un produit convenable et la précision de la technique doivent permettre dans tous les cas
d'obtenir de bons résultats avec le minimum d'inci-
dents.
Vu : Le Doyen : Vu : Le PRÉSIDENT pe THÈSE G. ROUSSY: CARNOT.
Vu et permis d'imprimer Le RECTEUR DE L’AGADÉMIE DE Paris
S. CHARLETY.