‹ Méthodes Spécifiques et Paraspécifiques dans le Traitement de la Maladie du Jeune Âge du ChienChapitre 10 sur 26 · NA · texte numérisé non relu

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galactothérapie tous les chiens atteints de la forme respiratoire, -en particulier, par suite de la difficulté d'éliminer les déchets organiques.

Après vingt-quatre heures d'amélioration très sen-. sible de l’état général, baisse de la température, retour de l’appétit, les deux chiens à broncho-pneumonie traités par lui furent atteints de néphrite aiguë qui disparut par un traitement approprié.

Panisset et Verge, pour faciliter l'élimination des produits, ont adjoint l'hexaméthylenetétramine à la galactothérapie.

Si l’on se base sur les résultats obtenus, les auteurs semblent conclure aux bons effets de la galactothérapie instituée dès le début. Mais dans les conditions habituelles de la clinique, les malades sont amenés à la consultation atteints déjà depuis plusieurs jours, et alors il ne semble pas qu'il faille escompter beaucoup de guérisons du fait des injections de lait. Si on utilise cette méthode thérapeutique on se trouvera toujours bien d'y adjoindre les autres traitements symptomatiques et de surveiller les émonctoires des sujets atteints.

HE MOTHERAPIE

Ce mode de traitement consiste en l’injection à un individu malade soit de son propre sang (autohémothérapie) soit du sang d’un autre individu, ou bien de la même espèce (isohémothérapie).- ou d’une espèce différente (hétérohémothérapie). C'est un procédé très anciennement connu et utilisé tout d'abord. pour lutter contre la vieillesse. Après avoir connu quelques succès, il fut interdit par la Cour de Paris en 1668 et ne fut guère repris qu’au xix° siècle. Cette méthode fut mise au point en médecine vétérinaire

par Desbiens, Fraxy, Panisset et Vergé.

MODE D'ACTION

Plusieurs théories ont été émises pour expliquer les résultats obtenus grâce à l’hémothérapie : parmi elles, celle de Sahli, de Berne, semble être des plus ingénieuses. Ce savant considère le sang « comme le produit de sécrétion non seulement des glandes endocrines spécialement adaptées, mais de toutes les cellules de l’organisme, puisque c'est le liquide qui réu-

Es ve

nit la totalité de l’organisme en un tout harmonique

et complète la fonction intégrative du système ner-

veux. Il représente un mélange colloïdal dont la diversité et la complexité varient au delà de toute imagination si l’on s'en réfère aux permutations pos: sibles données par la formule des sommations et aux propriétés chimiques, aux affinités et aux valeurs col-

loïdales de chaque complexe moléculaire du type

-albuminoïde ». Il admet que les anticorps comme les

hormones « produits de sécrétion de toutes les. cel-

lules se trouvent dans le sang à l’état préformé ». Chaque antigène introduit dans l'organisme trouverait donc à l’intérieur de celui-ci « un partenaire anticorps ‘préformé avec lequel il peut entrer en combi-

naison colloïdale ».

Cette conception des anticorps expliquerait la valeur thérapeutique du sérum normal. L’enrichissement des anticorps, après leur fixation sur l’antigène ou mieux leur remplacement, se ferait par simple régénération sécrétoire, de même que le foie maintient constant le taux du glucose dans le sang malgré son utilisation par le muscle. Cette théorie s'accorde

avec la constatation de la phase négative de l’immu-

nité qui correspond à la phase d'utilisation de l’anticorps préformé précédant la poussée de remplacement. Puisque touts les anticorps existent préformés dans le sang, cette théorie éclaire le mode d’action de l’hémothérapie dans la protéinothérapie spécifique ou non. D’après cette théorie, l’hémothérapie serait tou:

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jours spécifique, quelque soit l'infection contre laquelle elle est pratiquée.

L'hémothérapie anti-infectieuse doit ses résultats à l'emploi soit du sang de convalescent, c'est-à-dire enrichi d'anticorps et supposé recteur de propriétés antitoxiques ou anti-infectieuses. soit de sang normal faiblement anti-infectieux, agissant comme complexe colloïdal stimulant non seulement les glandes et les centres hématogènes, mais aussi la sécrétion endocrinienne de toutes les cellules de l'organisme.

La théorie de Sahli s'oppose à celle d'Ehrlich ou des chaînes latérales dont la formation répondrait à une attaque des cellules par lantigène.

AUTOHEMOTHÉRAPIE

En médecine humaine l’autohémothérapie fut largement utilisée. Tarterat en note les effets beaucoup plus marqués dans le traitement de l’eczéma lors de la forme aiguë, que dans la forme subaiguë ou chronique. On l’emploie aussi dans le traitement de la furonculose du nez, d'amygdalite phlegmoneuse.

Portmann et Briedla considèrent comme un mode de traitement applicable en tout lieu et en tout temps, néanmoins comme l'a fait remarqué Moulonguet, « l’hémothérapie ne prétend pas remplacer la vaccinothérapie qui est une arme à double tranchant: en effet, elle demande à l'organisme un suprême effort pour s'adapter à la dose de toxine nouvelle qu’on lui

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