‹ Méthodes Spécifiques et Paraspécifiques dans le Traitement de la Maladie du Jeune Âge du ChienChapitre 11 sur 26 · MAR · texte numérisé non relu

MAR

injecte. C'est donc un risque que l’on fait courir au malade, risque fatal peut-être.

TECHNIQUE

Pour le prélèvement de sang au chien la technique la plus simple est due à Panisset et Verge. Le ,chien muselé est couché sur le côté opposé. tenu immobile par deux aides. On utilise des aiguilles de calibre variable suivant la taille du sujet.

1° un lien de caoutchouc est placé à la partie supérieure du membre pour faire saillir les veines de Ia jambe. le garrot est maintenu serré par une pince hémostatique ;

2° la peau de la région jambière externe tondue et aseptisée ;

3° faire bouillir une seringue. de 10 cm° et une aiguille, les rincer à l'eau citratée;

45 ponction de la peau et de la veine en un seul temps, on ajuste la seringue à l'aiguille et on aspire lentement ;

5° Quand on a assez de sang, il faut d’abord retirer le garrot et l'aiguille ensuite pour éviter un thrombus, et enfin comprimer la veine un petit instant au niveau du point de ponction.

La prise de sang peut se faire aussi à la veine radiale ou veine de l’ars.

: Hébrant, Antoine et Liégeois conseillent de faire une ponction à la jugulaire comme étant plus aisée ct

plus rapide. À

SE Of ÊS

Neumann, pour les petits animaux dont les veines sont difficiles à atteindre, recommande la ponction au cœur (entre les 5° et 6° côtes à gauche), l'aiguille étant dirigée vers le milieu de l’omoplate droite; il a pu la faire pendant quatre mois quatre fois par jour sur un même chien. é

On a utilisé soit le sang en nature rendu incogulable par addition d’une faible quantité de solution de citrate de soude à 10 %, soit le sang hémolysé par * mélange avec de l’eau distillée dans la proportion de une partie de sang pour trois d’eau distillée, cette dernière proportion étant, paraît-il, préférable par suite d'une hémolyse plus complète.

Tenckoff à eu recours au sang défibriné. Le sang naturel se résorberait plus vite que le sang hémolysé.

En médecine humaine, Mino, de Turin, observe que « si l’on injecte par voie intramusculaire au sujet de son propre sang on obtient, si l’on opère sans aiguille ni seringue paraffinées un choc hémoclasique, qui se produit de 45 minutes à 1 heure après l’injection, identique à celui que l’on produit par l'injection d'albumines étrangères. ce qui est évité par l'emploi d’aiguilles et seringues paraffinées, car alors le sang n’est pas modifié qualitativement.

Charton, dans sa thèse, dit n'avoir jamais observé de cas d’incompatibilité, mais seulement des äincidents secondaires tels que : urticaire, œdèmes localisés, prurit, frissons. Descarpentries attribue « les crises relatées après injection d'autosang à ce que l'on injecte du sang mort ou destiné à périr par

Page 1