‹ Méthodes Spécifiques et Paraspécifiques dans le Traitement de la Maladie du Jeune Âge du ChienChapitre 14 sur 26 · VI · texte numérisé non relu

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un milieu autre que celui dans lequel elles sont pathogènes, produiraient une désensibilisation et la phagocytose abondante au niveau de l'infection, aboutirait à une production plus marquée d’antitoxines.

Palussière conclut en recommandant l’autohémothérapie dans tous les cas relevant de la protéinothérapie spécifique ou paraspécifique. En somme lautohémothérapie est une méthode simple et facile à pratiquer en suivant l’un ou l’autre des manuels opératoires précédemment indiqués, mais elle s’adresse surtout à des sujets dont l’état général est encore satisfaisant avant que les divers organes ne soient trop atteints par l'évolution de la maladie.

:ISOHÉMOTHÉRAPIE

Parmi toutes les méthodes de sérothérapie ou d'hémothérapie tentées contre la maladie du jeune âge. l'isohémothérapie a toujours été considérée comme devant être la plus efficace dans le traitement de cette affection, étant donné que l'on faisait pénétrer dans l’organisme malade soit du sang d'animaux convalescents soit du sang d'animaux âgés, c'est-àdire qu'on augmentait la défense du sujet atteint par l'introduction d’une quantité plus ou moins grande d'anticorps; on sait, en effet, que la maladie est rarement récidivante tout au moins sous la même forme et que, d'autre part, les chiens adultes ne la contractent pas. Aussi ce procédé de traitement le plus spécifique jusqu'alors employé a-t-il été fréquemment utilisé.

Ne DANS :

Neumann, en même temps qu'il expérimentait l'autohémothérapie, a tenté également le traitement par lisohémothérapie; d'après lui, les résultats sont comparables et les deux méthodes dignes d’être retenues.

Lichlenstern aurait obtenu des résultats surprenants surtout dans le cas de forme nerveusé de la maladie. Il saigne à blanc les chiens destinés à l’abatage, recueille le sang dans une solution de citrate de soude à 10 %, puis il procède à des injections soùscutanées de 100 à 150 cm de ce sang citraté. « Des : chiens atteints de symptômes nerveux, cloués au sol, se relèvent dès le deuxième jour qui suit l'injection, ont la démarche aisée, et l'amélioration continue jusqu'à disparition complète de la faiblesse du train postérieur au bout de quelques semaines. » Mais une difficulté essentielle dans l'application de ce traitement est de se procurer des chiens abandonnés en quantité suffisante pour fournir le sang nécessaire pour soigner tous les chiens atteints. Tout au plus pourrait-on avoir recours à ce traitement pour quelques sujets de valeur qui méritent le sacrifice d’un de leurs congénères. |

Verge a essayé cette méthode sur un chien atteint de la forme pulmonaire, il a fait une première injection de sang citraté de 400 cm sans noter aucune amélioration; trois jours après une nouvelle injection de 200 em, la mort survint dans les vingt-quatre heures. Sur un deuxième chien atteint des formes pul-

monaire et nerveuse, Ja mort fut consécutive à une

Re ie

injection de 500 cm° qui n’entraîna aucune amélioration passagère. De ces échecs, Verge conclut en donvant la préférence au sang d'animaux guéris depuis quinze jours à trois semaines, sur lesquels on prélevait de 100 à 120 cn de sang.

Vecchin, lui, a employé du sang d'animaux jeunes n'ayant jamais présenté les symptômes de la maladie, et il dit avoir obtenu quatre guérisons; mais les jeunes chiens considérés par Vecchin comme indemnes de la maladie peuvent en avoir été atteints sous une forme fruste et n'avoir présenté aucun symptôme clinique appréciable et néanmoins avoir été vaccinés par cette évolution tout à fait bénigne. L. Lépinay et E. Lépinay ont expérimenté avec du sang d'animaux guéris depuis quelque temps, donc immunisés contre une forme de la maladie tout au moins, mais au lieu de

se servir du sang entier, ils ont utilisé le sérum à la

dose de 5 à 10 cm° tous les jours ou tous les deux

jours en injection sous-cutanée : ils résument les

résultats obtenus en disant que « tous les chiens qui

ont eu la Chance d’être traités dès le début ont évolué rapidement vers la guérison, le traitement isothérapique mérite d'être institué dans toutes les formes de la maladie des jeunes chiens quelque soient la gravité et l'intensité des symptômes. Appliqué dès lapparition des premiers troubles, le traitement par l'isosérum aura quelque chance d’en arrêter l'évolution de faire avorter la maladie. Institué plus tardivement ou continué alors que tes premières injections n’ont pas empêché l'extension et les localisations de linfection.

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