‹ Métrique latineChapitre 23 sur 101 · III. Hiatus · texte numérisé non relu

III. Hiatus

(>1. Les interjections monosyllabiques (plus id) souffrent l'hiatus, et ne doivent pas s'élider :

0 pater, ô hominum divuraquc œterna potestas. (V.)

On trouve parfois en hiatus, devant une brève, un monosyllabe long abrégé :

Nomon et arma lociim servant; té, àmice, nc<iuivi. (V.) Credimus, an qui amant ipsi sibi somnia fingunt? (V.)

Nota. Horace a nûm devant une voyelle :

Gocto num adest honor idem?

70 CHAPITRE IV. l'ÉLISION.

Les poètes offrent d'antres hiatus avec ou sans abrègegement de la voyelle, mais le plus souvent dans des vers qui contiennent un mot grec; il ne faut pas les imiter :

Et longura formose valë, valé, inqnit, lola. (V.)

... ut litus Iliflâ, Hylà omne sonaret. (V.)

La voyelle est restée longue au temps fort et s'est abrégée au temps faible, tout comme en grec (p. 74, n» m). D'autres fois l'hiatus s'explique par une pause :

Et vera incessu patuit de«. Ille ubi matrem. (V.)

d'autre fois par une recherche d'harmonie :

Stant et juniperï, et castane^ hirsutas. (V.) Ter sunt conatï imponere Peliô Ossam. (V.)

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