‹ Métrique latineChapitre 24 sur 101 · IV. Note sur l'usage de l'élision chez les Latins · texte numérisé non relu

IV. Note sur l'usage de l'élision chez les Latins

62. Les élisions, fréquentes et dures" dans les vieux poètes, deviennent de plus en plus rares. Virgile en a beaucoup encore, et de dures, surtout dans V Enéide; Ovide en a moins, Glaudien encore moins.

Il faut aussi tenir compte des genres : Horace, si libre dans ses Satires, est plus sévère dans ses Epîtres, beaucoup plus encore dans ses Hexamètres lyriques; Ovide en a davantage dans les Métamorphoses, moins dans ses œuvres en distiques.

En général, une pièce courte en est moins susceptible qu'une œuvre de longue haleine.

LA PRATIQUE DES POÈTES ET LES IRRÉGULARITÉS I. Licences poétiques.

G3. Les règles que nous avons posées sont parfois violées par les poètes latins, notamment par Virgile :

Beaucoup de vers n'ont pas les césures régulières, ou en ont une irrégulière;

Des vers se terminent par un monosyllabe, par un mot de quatre ou de cinq syllabes; etc.

Il ne faut pas toujours croire dans ce cas à une négligence, ou à une imperfection.

Ces « licences », comme on les appelle, s'expliquent, ou s'excusent par :

Page 1