‹ Métrique latineChapitre 49 sur 101 · B. RÉSUMÉ · texte numérisé non relu

B. RÉSUMÉ

9f>. En somme, l'arrêt sur un temps fort a quelque chose de ferme, de contenu, de défini, d'ordonné.

L'arrêt sur un trochée donne une impression plus vague, fait suspension, provoque vers l'audelà; il fait attendre quelque chose.

L'arrêt sur un pied complet dans l'intérieur du vers rend bien le mouvement brusque, inattendu ; je ne sais quoi de désordonné, comme le flot déchaîné, une chute soudaine, un bruit violent.

Enfin, l'effet n'est pas le même quand la pensée s'arrête ainsi au milieu du vers, et quand elle se déploie pour le remplir tout entier. Il n'est pas le môme non plus quand il y a rejet que quand il y a plutôt suspension dans le genre des suivantes :

Multa patri portanda dabat mandata; /// sed aurœ Oninia discerpunt. (V.)

Imraemor, heu ! victusque anirai respexit : /// ibi omnis Effusus labor atque immitis rupta tyranni. (V.)

Il s'agit d'Orphée perdant Eurydice par un regard.

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