D. Dimètre iambique. 1. Dimètre acatalectique
Salvete, flores martyrum.
Les dissolutions sont rares; Horace les évite dans la seconde moitié du vers. Ce métré est le plus commun dans les hymnes d'Eglise, où il fait très bien à cause de sa simplicité. Horace l'emploie souvent, soit à côté d'un autre vers :
Beatus illp qui prociil negotiis [Trim. iamb.) Ut prisca gens mortalium. {Dim. iamb.);
soit comme premier ou second membre du grand vers archiloquien :
Nives I que dé[dûcûnt \ Jôvém ; / / / nnnc marc, nunc siluœ.
{lambélégiaquc.)
Fervidiore mero /// ârcà\nà prô\môrât \ lôcô.
{Elégiambique.)
Ces deux vers sont asynartèles\ c'est-à-dire
composés de membres indépendants, de sorte que
la finale du premier membre est brève ou longue
à volonté comme à la fin du vers, et ne s'élide
pas devant une voyelle initiale du second membre :
c'est tout comme s'il y avait deux vers ; et souvent
les deux membres sont écrits comme des vers
séparés.