Dimètre catalectique (ou vers anacréonlique
Z ± I vy ± I w J. I 3
Adês, I Pâtër, | siiprê|më. (Prud.)
Les Grecs semblent avoir distingué l'anacréontique avec anapeste au premier pied (vrai anacréontique?) et l'anacréontique avec iambe ou spondée aupremier pied. Les deux genres n'étaient pas admis comme équivalents dans la môme pièce. Cette distinction n'a pas persisté; on a admis l'anapeste au premier pied, mais rarement.
Ce vers n'est pas dans Horace, et n'a été employé seul qu'à la décadence, comme la plupart des petits vers (ou membres de vers), qui alors ont été isolés des systèmes dont ils faisaient partie. C'est en ce mètre que sont écrites les pièces anacréontiques, longtemps attribuées à Anacréon :
0éXw, 6é),a) [j.avf,vat.
132. — E. Tétramètre iambique catalectique (ou septénaire iambique) :
3x I ^j. 1 z X I ^ 1 1 1 z 1 I ^1 I wi|3 Quid iramerentibus noces ?//quid invidcs amicis? (Ter.)
On a ce vers en joignant le dimètre iambique acatalectique et le dimètre iambique catalectique.
Les comiques y prennent toutes les libertés, sauf qu'ils gardent toujours l'iambe au quatrième pied (pas toujours au septième). Dans Plante, le vers ainsi coupé peut être asynartète. Catulle a
VERS lAMBIQUES. 137
une pièce dans ce mètre; il le traite avec la rigueur lyrique : les pieds pairs et le septième pied sont purs, sauf peut-être une fois où le septième pied serait un spondée :
Inusla turpiter tihi flagella conscrîbillent.
Mais il est possible que scri se soit abrégé en dérivation.
Il y a une autre forme de ce vers, plus fréquente dans Térence, avec coupe au milieu du cinquième pied. Dans ce cas, l'iambe n'est de rigueur nulle part, mais il est ordinaire soit au quatrième pied, soit au septième.
133. — F. Octonaire iambique. Ce vers offre huit pieds complets. Gomme le précédent il se présente sous deux formes :
Avec coupe après quatre pieds. Dans ce cas, les membres sont asynartètes chez Plante, et l'on a comme deux vers. L'iambe doit être pur au quatrième et au huitième pied :
Quid faci|am nunc | si Très | viri // me in car[cerem | compe ]
[gerint? (Pl.)
Avec coupe après quatre pieds et demi. Dans ce cas, il n'est pas asynartète; il suffit que le dernier pied soit pur :
Conce]ditc,at,queabsce|(iitc ora[nes,///deIvia | decejdite. (Pl.)
La première forme est plus rare chez Térence, qui préfère la seconde.
CHAPITKE XII
VERS TROCHAIQUES
134. Les principaux vers trochaïques sont : A . Le tétramètre trochaïque catalec tique (ou septénaire trochaïque). Il contient septpiedsplus une syllabe. D'ordinaire, il est coupé après quatre pieds, ce qui en fait comme un composé du dimètre et du dimètre catalectique, et l'on ne peut toujours savoir si l'on a un vers ou deux :
Pange ] lingua | glori|osi///laure[am cer|tarai|nis. (Fortunat.)
Primus | sentilo mala | nostra /// primus ( resci|sco omni|a.
(Ter.)
Dans ce cas, il est quelquefois asynartète. Parfois la coupe est après trois pieds et demi :
Carpam et | cyathos | sorbi|lans /// paullatim hune | produlcam
[dijem. (Ter.)
iSo- Ce vers est, avec le sénaire iambique, le plus fréquent au théâtre; dans les origines, c'était même le mètre ordinaire du dialogue. On. le préfère au sénaire iambique quand l'émotion devient plus vive, le mouvement plus animé. Toutes les pièces de Térence commencent par le
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sénaire iambique et finissent par le septénaire trochaïque.
Chez les comiques latins, il admet toutes les substitutions, sauf les restrictions suivantes :
Le septième pied doit être trochée ou tribraque ; on évite deux tribraques de suite ; le procéleusmatique parait être exclu.
Remarquer que le second membre, quand le vers est coupé après quatre pieds, n'est autre que le second hémistiche de l'iambique sénaire à césure penthémimère :
Pange, lingua, gloriosi /// lauream certaminis.
Phaselus ille /// quera videtis, hospites.
i3(>. Nota. Mentionnons seulement l'octonaire trochaïque. Il est très rare.
Coupes et substitutions comme dans le septénaire. Le septième et le huitième pied eux-mêmes peuvent être concentrés ou dissous :
Opta|ti ci|ves, popu|lares/// inco|l8e, acco|Ia3, adve|nae omnes.