I X . I i . X 3 Pange, lingua, gloriosi
Gatalectique
Lauream certaminis.
Plusieurs hymnes d'Eglise unissent ces deux vers. On voit que ces deux vers, en s'unissant,
liO CHAPITRE XII.
forment le septénaire trochaïqiie. Il n'est pas facile de dire si la pièce de saint Fortunat doit s'écrire en septénaires, ou en dimètres ; la seconde hypothèse paraît moins probable, malgré la tradition liturgique et les imitations subséquentes. Horace a employé une fois le second, en l'unissant au trimètre iambique catalectique :
Non ebui", ncque aurcum Mca renidct in domo lacunar.
Chez lui, il n'y a que des trochées purs.
NOTIONS GÉNÉRALES SUR LES VERS LOGAÉDIQUES I. Nature, scansion, nom des vers.
13}]. — 1 . Le sens du mot logacdiquc reste encore obscur. On nomme vers logacdiques des vers où le dactyle et le trochée se combinent de diverses façons.
Nota. M. Havet donne une définition plus précise. Selon lui, le vers logaédique serait « un vers dactylique où l'avant-clernier pied est remplacé par un trochée. » D'après cela, le vers logaédique se rattacherait au mètre dactylique. Si cette théorie était vraie, il faudrait modifier quelques-unes des explications (pii vont être données. Mais on me saura gré, dans un livre élémentaire, d'être plutôt un peu en arrière, que trop en avant. Je me contenterai donc d'indi({uer ces modifications dans un Nota.
Beaucoup de ces vers admettent un prélude soit d'une syllabe (anacronse)^ soit de deux {base). Chez les Grecs, la syllabe en anacrouse pouvait être brève ou longue; la base admettait indifféremment le trochée, le spondée, l'iambe. Nous verrons chez les Latins des traces de la même liberté.
Tous les vers logaédiques sortent donc des