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CHAPITRE XIII. VERS LOGAEDIQUES

1. Les pièces grecques étaient chantées, et s'adaptaient à la musique ; les pièces latines étaient faites, d'ordinaire, pour la lecture, et devaient tenir compte de la parole.

2. La strophe grecque était composée plutôt de membres unis et groupés en système ou période poétique, que de vers indépendants et distincts. De là vient que l'élision s'y fait d'un membre à l'autre. En latin, les membres font des vers distincts (qu'on finit par employer seuls) ; les élisions d'un vers à l'autre, le partage des mots entre deux vers sont devenus rares, et n'ont d'autre raison d'être que la liberté traditionnelle, parfois fondée sur une erreur.

3. Chez les Grecs, l'anacrouse et la bas étaient comme en dehors de la mesure, et d quantité libre; chez les Latins, la quantité a fini par se fixer (anacrouse presque toujours longue ; base ordinairement spondaïque; dans certains cas, ordinairement trochsiïque) . Chez les Grecs, ladipodie trochaïque qui précède le dactyle (dans le vers saphique, et dans le vers alcaïque) se termine régulièrement par une brève ou par une longue; en latin, la longue est devenue de rigueur, de façon que le second trochée s'est changé en spondée.

4. Les Latins ont introduit dans les saphiques, les alcaïques, les asclépiades, et même ailleurs, des coupes régulières auxquels les Grecs ne s'astreignaient pas.

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