i. Les accents et le rythme. — Le
rythme fut donc marqué par les accents.
Dès lors il dut y avoir au moins un accent fixe dans chaque membre.
Cet accent est sur la pénultième ou sur l'antépénultième de chaque membre. La syllabe qui suit l'accent fixe ne peut être accentuée : ainsi rcx dàt serait mauvais, ainsi que réx fûrit. S'il est sur la pénultième, le rythme est descendant ou trochaïque :
Stabat mater dolorosa.
s'il est sur l'antépénultième, le rythme est iambique ou ascendant ^ :
Verbum supernum prodiens.
Dans VAdoro te le premier membre est descendant, le second ascendant :
Adoro te supplex, // latens Deitas.
Dans le Sacris solemniis^ les deux sont ascendants :
Sacris soleraniis // juncta sint gaudia.
19o. Outre cet accent fixe, on aime dans le rythme trochaïque à distribuer les accents (principaux ou secondaires) de deux en deux syllabes à partir de l'accent lixe :
1. Pour comprendre ceci, il faut se rappeler qu'il y avait un accent secondaire sur la linale quand l'accent principal portait sur l'antépénultième.
Stabat mater // dolorosa Juxta criicem // lacriniosa.
Lauda, Sion, // salvatorem,
■ Il I II
Lauda ducem // et pastorem.
Mais cette règle n'est pas absolue :