CHAPITRE X
METRE HEPTASÈME,
43. L'octave de la tonique la plus propre à nous faire percevoir aisément le mètre heptasème est le mètre tétrasème. Le mètre octasème serait, il est vrai, plus voisin, mais il rendrait la perception moins claire, car il ferait passer le mètre heptasème, auquel il sert de mesure, à l'état de mètre subordonné, et prenant pour lui l'accent fort, il ne lui laisserait que l'accent sous-fort.,
De la sorte, le mètre cesserait d'être simple, et ne pourrait plus se passer de dissimilation mélodique. En effet, si le mètre octasème y est rendu clairement sensible par le nombre d'unités dont se compose la forme métrique, il n'en est pas de même pour le mètre heptasème ; un seul coup en révèle l'existence, et, en l'absehce de toute dissimilation mélodique, nous serons naturellement portés à percevoir en ce coup, non le commencement du mètre heptasème qui est trop complexe, mais celui du mètre le plus simple possible, c'està-dire du mètre tétrasème. Pour détruire complètement l'équivoque, nous serons obligés d'avoir recours à des notes musicales qui déterminent clairement pour l'oreille le mètre heptasème.
Au contraire, en prenant pour comparaison le mètre tétrasème, nous aurons un mètre heptasème marqué par un accent fort, et désigné clairement par le nombre de brèves contenues dans la forme, et un mètre subordonné marqué par l'accent sous-fort, lequel, conçu comme le plus simple qu'il soit possible, sera naturellement tétrasème.
Le rapport ainsi créé est celui de 7/4, et la sensation qu'il engendre est la plus complexe de toutes les sensations métriques simples. L'intervalle correspondant est désigné, en harmonie, sous le nom de septième mineure. En raison de la difficulté de sa perception, on l'a rangé parmi les intervalles dissonants.
Pour obtenir les différentes formes de ce mètre, nous suivrons toujours la même marche.
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