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CHAPITRE. IX

METRE PENTASEME.

42. L'octave de la tonique la plus propre à faciliter la mesure du mètre pentasème simple, est naturellement le mètre tétrasème. Il en résulte un rapport fractionnaire 5/4 qui correspond à l'accord connu en harmonie sous le nom de tierce (do, mi). Ce rapport, plus complexe que tous ceux auxquels nous avons eu affaire jusqu'ici, est perçu moins facilement que l'octave et la quinte; aussi, en harmonie, la tierce estelle classée parmi les consonances imparfaites.\Pour obtenir les différentes formes de ce mètre, nous suivrons la môme marche que plus haut.

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Il est facile de trouver les diverses façons de battre cette mesure connue des Grecs, mais employée assez rarement dans la musique moderne. Elles résultent des différentes formes que nous venons d'indiquer.

Le mètre pentasème est ce que les Grecs avaient désigné sous le nom de fivoç VjjxiéXwv. Le principal pied engendré par ce mètre était pour eux le simple crétique ou péon vy — Nous savons que son temps fort se trouvait tantôt sur la première longue, tantôt sur la seconde, et son temps sousfort tantôt sur la seconde, tantôt sur la première :

A savoir: les formes (6) et (13) ci-dessus.

Le nom donné par eux à ce mètre, VjjxwXiov, vient de ce que dans ces formes, la ihésis vaut une fois et demie Y or sis. Guidés par la fausse théorie qui consiste à vouloir reconnaître un rapport entre la durée de la thésis et celle de Yarsis, les Grecs en sont arrivés à n'admettre, parmi les différentes formes du mètre pentasème, que celles où le mètre était départagé par l'accent sous-fort de façon à rendre la durée de la thésis plus longue que celle de Yarsis. En adoptant la forme (1), ils auraient eu une durée de quatre brèves pour la thésis et d'une brève pour Yarsis (u-^), ce qu'ils auraient pu appeler genre quadruple, mais trouvant sans doute ce rapport trop disproportionné, ils ont préféré celui de 3/2. En prenant la forme (11) »^, ils auraient eu deux brèves pour la ihésis et trois pour Yarsis, ce qui renversait complètement tous les termes du rapport, et ne pouvait convenir à leur théorie. Nous savons que la place de l'accent sous-fort dans' le pied n'influe pas sur le rapport exprimé, que ses variations n'altèrent en aucune façon la valeur intrinsèque du mètre, leur seul effet étant de créer des formes différentes d'une seule et môme sensation.

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