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CHAPITRE XL

MÈTRE ENNÉASÈME,

44. Pour aider la perception du mètre ennéasème, on a recours soit au mètre tétrasème, soit au mètre octasème. Il en résulte les rapports 9/4, 9/8, qui correspondent, le premier à l'intervalle connu en musique sous le nom de neuvième et que Ton pourrait appeler aussi la double quinte, puisqu'il est la quinte de la quinte, et le second à l'intervalle connu sous le nom de seconde majeure. Ces intervalles sont rangés par les musiciens parmi les intervalles dissonants. La cause en est, soit dans la grande disproportion qui existe entre la durée du mètre à mesurer et celle du mètre auquel on le compare, soit dans la grande disproportion qui existe entre le mètre qui sert de terme de comparaison et l'unité.

Comme les variétés de ce mètre sont assez nombreuses et que, du reste, les Grecs ne l'ont employé que sous forme de tripodie trisème, nous nous abstiendrons de les donner. Du reste, le lecteur désireux de les connaître pourra facilement les obtenir en suivant la méthode que nous avons pratiquée jusqu'ici.

Le nombre 9 a ceci de particulier que, # seul parmi les cinq harmoniques perceptibles, il n'est pas un nombre premier, mais le carré d'un nombre premier ; aussi peut-on le considérer à un double point de vue, comme simple et comme amplifie' 1 . Simple comme faisant partie des 5 harmoniques perceptibles, amplifié comme résultant du produit d'une harmonique perceptible par elle-même. La sensation qu'il cause peut tour à tour être envisagée à ce double point de vue.

1 Le lecteur verra, dans notre chapitre de Y amplification, quel est le sens que nous attachons à ce mot : amplifié.

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