‹ Métrique naturelle du langageChapitre 47 sur 85 · S I S I S I ES · texte numérisé non relu

S I S I S I ES

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c*est-à-dire la mesure à quatre-huit de la musique moderne. Le double trait marque le commencement et la fin de cette mesure, et les traits simples servent à isoler chacun des pieds qui la composent. La période se compose de quatre pyrrhiques, avec un grand accent sur le premier, et un accent subordonné sur le quatrième. Nous savons déjà que le mètre tétrasème constitue par sa combinaison avec le mètre trisème un accord de quarte. Si nous ajoutons aux deux notes métriques de cet accord celle du pied disème, nous avons l'accord métrique :

do do ml fa. t do„ 3

qui correspond à l'accord tonal

1 1/2 1/6 1/8 do do t sol % do 9

En harmonie, une telle combinaison est essentiellement conclusive, seul l'accord d'octave peut présenter un caractère de conclusion plus normale.

Il ne faut pas croire que les notes métriques do y do- u fa- u do- 3 puissent constituer un accord musical au môme titre qu'elles constituent un accord métrique, car du moment qu'il s'agit d'accord musical il faut renverser l'ordre des notes. Le renversement nous donne rfo- 8 , fa- t , do- x do. Tout harmoniste, à la première inspection de cet accord, reconnaîtra qu'il détermine non le ton de do, mais le ton de fa. C'est qu'en effet, dans l'ordre tonal, nous percevons d'après des rapports qui sont le renversement des rapports métriques, et tandis que dans toute quarte métrique, la tonique est toujours la note la plus grave, c'est-à-dire celle dont la vibration a la plus longue durée, dans toute quarte tonale, la tonique est la note la plus aiguë, c'est-à-dire celle dont la vibration a la plus courte durée.

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