‹ Métrite et fausses métritesChapitre 10 sur 65 · COMPARAISON ENTRE LA CURETTE ET L’ÉCOUVILLON CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

COMPARAISON ENTRE LA CURETTE ET L’ÉCOUVILLON CONCLUSIONS

Ces deux instruments se complètent le plus souvent. Toutefois ils ont leur part d’action spéciale.

La curette agit plus profondément ; elle fait une abrasion décisive des lambeaux entamés. Elle agit moins également et ne pénètre pas dans tous les angles et tous les interstices.

Elle comporte quelques dangers rares, et que je suis pour ma part très porté à atténuer, mais qui enfin effrayent parfois les praticiens : déchirures profondes ou perforation de l’utérus.

En tout cas, elle est indispensable pour l’extraction de petits lambeaux qui seuls permettent de faire un diagnostic précis. -

L' écouvillon gratte très également la cavité utérine, quand il est bien fait et bien choisi.

S’il est doux, il sert de brosse et de porte-topique à la fois ; préparant ainsi l’absorption du médicament qu’il transporte.

S’il est dur, il détruit très bien les muqueuses bourgeonnantes et hyperplastiques, sinon à la première fois, du moins à la deuxième ou troisième reprise, tout en transportant également le topique antiseptique destiné à compléter son action sur la muqueuse entamée.

Il complète merveilleusement l’action de la curette dans les cas où celle-ci est reconnue indispensable.

Il ramone très exactement la surface intra-utérine, et la débarrasse des débris laissés adhérents par la curette.

Il a l’inconvénient de ne point enlever du coup et par lambeaux, le tissu morbide, à moins que celui-ci ne soit d’une mollesse suffisante ; mais au point de vue des résultats, il en opère la destruction aussi bien que le ferait la curette, par la désagré-

gation entière des éléments cellulaires. Son action en profondeur est tout aussi certaine.

Il est plus aisément accepté par le praticien et par les malades. Celles-ci se résignent plus volontiers à un brossage intra-utérin qu’à un curage avec l’instrument métallique.

Conclusions,

A. — A la rigueur l’écouvillonnage peut servir pour tous les cas d’endométrite. — En pratique cependant, il faut soutenir l’usage de la curette pour les formes bourgeonnantes invétérées et rebelles. On écouvillonnera ensuite suivant la méthode que j’ai indiquée.

B. — Vécouvillon trouvera son application contre la plus grande part des cas d’endométrite. C’est un précieux instrument pour pansements intra-utérins dans les cas récents et légers, et pour la modification ou la destruction de la muqueuse malade dans les formes chroniques, les plus fréquentes dans la pratique.

L’écouvillonnage sera toujours tenté avec avantage à titre d’essai, si l’on veut éviter de recourir à la curette. Il interviendra toujours à titre complémentaire dans toute niéthode de curage de l’utérus.

C. Les injections caustiques après le raclage ou le curage sont inférieures, comme action complémentaire, à l’action de l’écouvillon chargé de la solution de glycérine créosotée à 1/2 ou 1/3.

D. L’abaissement la matrice est indispensable dans tout procédé de thérapeutique intra-utérine. Il en garantit la rapidité, la sécurité et la facilité.

E. La dilatation est utile sans être indispensable. Elle trouve des applications spéciales pour chacun de ses procédés. La dilatation avec les tentes antiseptiques iodoformées agit avantageusement sur la muqueuse utérine. La dilatation extemporanée ou divulsion est un bon moyen de traitement de la douleur liée aux affections chroniques du petit bassin.

F. Le traitement général, dans la métrite chronique, ne peut avoir d’action réelle qu’à titre d’adjuvant.

Dans les formes légères et récentes, ses effets problématiques.

G. Le traitement et la guérison de l’endométrite sont, lorsque le traitement local est institué à temps, le signal de la guérison des diverses autres lésions de la métrite, sauf cependant les adhérences de la pelvi-péritonite chronique invétérée.

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