‹ Metz, 1870; notes et souvenirsChapitre 38 sur 162 · Chapitre Huitième · texte numérisé non relu

Chapitre Huitième

est allé chercher des insectes sur les bords d'un petit ruisseau. Je le vois cependant arriver portant une petite fiole de verre remplie de sciure de bois et dans laquelle gesticulent désespérément deux ou trois diptères qui manquaient à sa collection.

— Nous allons, nous dit-il, marcher en avant à ce que l'on prétend, et notre mouvement coïnciderait avec celui du 4® corps qui est à Bouzon ville et qui occupera peut-être demain Sarrelouis, tenezvous au courant et venez avec nous, si nous marchons les premiers.

Après quelques paroles échangées, Theure s*avançant nous revenons à Forbach prendre le train de Metz, avec la satisfaction d'avoir franchi le territoire ennemi. Satisfaction enfantine si l'on veut, mais qui prend sa source dans Thorreur que nous causerait l'envahissement de notre pays. Puis mieux vaut faire la guerre chez les autres que chez soi.

66 Metj 1870.

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